Catégorie : Thaïlande

Et si c’était un épilogue ?

Si c’était un épilogue ? si la bourlingue arrivait à son terme ? et si on disait qu’on a trouvé du travail ?
Qu’on va se ranger des voitures, qu’on va se reconstruire une petit chez nous confortable…

… ce n’est finalement pas tout à fait faux.
Oui, Brice a bien trouvé quelque chose qui correspond à ses envies, satisfaisant sa curiosité technique et son besoin de rencontre, et qui finalement nous convient bien à tous les deux.
On va aller s’installer, se sédentariser… et commencer une nouvelle aventure.
Après tout, qui a dit que voyager ne se faisait qu’aux grés des chemins ?

Et c’est dans l’industrieuse Chine, que nous allons finalement poser nos sacs.
Au cœur du Guangdong, à quelques heures de Canton, Shenzhen ou Hong Kong.
Plein de choses à voir tout autour. Des aéroports et des gares pas loin pousseront à l’escapade de fin de semaine, et les environs semblent propices à la rando’ à pied ou à vélo.
Le défi de bourlingue demeure dans le fait que la ville chinoise dans laquelle nous vivrons, si elle n’est qu’à 30 minutes du métro de Shenzhen, possède des allures de ville du bout du monde, de « farwest » chinois, aux rues poussiéreuses bruyantes, aux flaques de boues, sans aucune planification urbanistique, et entourée de zones industrielles.
Il y a bien un Mc Do’, un semblant de coffee-shop, un super marché… et puis pour se protéger un peu de la dureté de cette vie chinoise, notre logis sera à quelques encablures du centre-ville, dans un écrin de verdure et de silence parmi les paysans œuvrant dans leurs champs et vergers.
Autant le dire, c’est un nouveau challenge qui s’annonce.Stitched Panorama

Et puis, le plus important, c’est le projet.
Dans ce petit bled se trouve la branche d’une entreprise française de taille moyenne qui fabrique des murs d’escalade (et bien oui, il faut bien que quelqu’un les construise). Une cinquantaine de personnes, 5~6 étrangers… et une ambiance de start-up pour des projets qui pleuvent… on ne va pas chômer mais dans une ambiance chaleureuse, si tout passe bien.

Marion pourrait travailler par mission sur le design des murs – plein de choses à faire sur ce marché qui se cherche – et reprendra le difficile labeur de freelance, prospectant ses missions dans la région.
Mais elle a aussi plein d’idées créatives. Autour du blog, des croquis, des photos.
Et plein plein d’autres encore.

On va apprendre à ne plus tout faire ensemble. On va reprendre notre indépendance.
On va apprendre le chinois, s’acheter un wok et un rice-cooker.
On n’oubliera pas les assis-dur, mais on réapprendra le confort.

Et puis, pour qu’on s’y sente à l’aise, l’équipe là-bas nous a accueillis quelques jours mi-juillet, pour que nous fassions connaissance et choisissions en connaissance de cause. IMG_20160713_133847_1468392084979L’occasion de regoûter au baijiu et de se faire un petit feu d’artifice artisanal. Un séjour étendu pour voir ce que ShenZhen aurait à nous proposer (notamment professionnellement pour Marion), visiter nos amis Cantonnais Taka, Sharon et Carry, et célébrer l’anniversaire de notre chaleureux copain Francis.

Voilà. On ne sera pas trop mal entourés !
On va ici, à XinXu.
Notre visa est prêt.
Notre billet d’avion a été acheté.
Départ le 8 Août.

Dernière semaine un peu rude dans nos têtes.
Problèmes de visa, déménagement soudain et stress lié à cette dernière ligne droite avant notre nouveau départ… Mais on profite des copains autour de l’anniversaire de Mélissa, des pancakes, de la piscine et de la vue sur Bangkok depuis leur terrasse.Stitched Panorama

Et puis il fallait bien que ça arrive.
Pour la dernière fois, on recharge notre sac. Mais cette fois-ci, il nous faut tout ranger : les polaires achetées dans le froid glacial du Yunnan, les longji et sarong du Myanmar et du Laos, les tenues traditionnelles indiennes et indonésiennes, les quelques minuscules souvenirs, cailloux, billes et autres trouvailles de la route. Toutes ces choses que nous avions entassées chez nos amis les Chats.

Nous sommes recueillis en dernière semaine chez François et Mélissa. Une coloc’ super sympa, super simple pour quelques jours.
Merci pour ces moments et cet accueil imprévu.
Merci pour votre flexibilité.

Enfin, bien sûr, Vincent, Clémence, Louise et Joseph, les Chats : MERCI.

Des amis qui vous hébergent aussi longtemps, cela ne court pas les rues.
On libère enfin la chambre.

On s’est sentis bien avec vous. Bien chez vous.
Merci de nous avoir laissés la place, merci d’avoir accepté et supporté cette collocation.
Merci de nous avoir intégrés dans votre famille.

Merci du confort et de l’espace incroyable de la maison.
Merci de la vue depuis le balcon, de la piscine et des soirées au son du chant des grenouilles.
Merci des repas et des échanges, des partages, des films.
Merci des réveils matinaux et des temps calmes.
Merci de cette cohabitation.
Merci de nous avoir compris et acceptés.
Merci de nous avoir conseillés, suivis et accompagnés dans nos démarches.
Sans vous, on ne serait jamais arrivés où nous en sommes.

On vous sera toujours redevables.
On n’aura certainement pas de piscine et on mange beaucoup de riz, mais vous serez toujours les bienvenus !
(et puis, oui, on reviendra !)

Allez, direction l’aéroport.
China, nous voilà !

你好 !
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Cure de campagne et de riz collant

Ça y est. De petits frissons dans le bas du dos se font ressentir, les épaules commencent à s’échauffer. On s’étire, on se prépare.
En moins de temps qu’il n’en faut pour ranger la chambre, notre sac-à-dos est fait.
Nous partons pour quelques jours de vacances, profiter du Mékong et explorer le Nord-Est de l’Isan.

Un bol de nouilles sur une chaise en plastique à la Gare de Bangkok, nous attendons notre train de nuit sous un coucher de soleil enchanteur.IMG_20160726_182241 Stitched PanoramaPas d’assis-dur, ni de condition draconienne et rudimentaire pour nous cette fois, il n’y a qu’un train de nuit AC pour nous mener à Nong Khai.
Heureusement que nous avions prévu les chaussettes, les pulls et les foulards. Ça caille fort dans ces trains frigidaires.

Nous arrivons au petit matin, apostrophés par quelques chauffeurs de tuk-tuk souriants et peu insistants. Une navette sur laquelle est écrit « Laos » attend les voyageurs. Ce pays est juste en face, de l’autre côté du « pont de l’amitié ».

Nous rejoignons à pieds le centre-ville de Nong Khai qui se réveille à peine.
C’est paisible et le soleil du matin réchauffe nos corps encore engourdis.

En déambulant, on organise doucement notre journée, le planning de notre séjour n’est pas encore arrêté. Il y a en effet dans la région plus de sites que nous n’avons de temps pour les voir.
Et finalement, on se dirige vers la gare routière pour prendre un bus qui nous dépose quelques 180 km plus à l’Est, à Bueng Kan.
On a entendu parler d’un temple bouddhiste, juché sur un raide plateau qui se détache nettement du paysage.DSCF5293aIl a l’air difficile d’accès. Pas grave, on va louer une moto.
Mais c’était sans compter l’absence de loueur de motos, et le monopole des tuk-tuk qui en découle (à moins que ça ne soit le contraire ?).
Et pourtant, on a tout essayé : louer la moto de la mamie des nouilles pour l’après-midi, celle de la gérante du seul hôtel de la bourgade, celui des garagistes et du monsieur de l’auto-école.
Non, personne ne veut nous prêter sa moto. Même contre de l’argent.
Dommage… Nous devons nous rendre à l’évidence. C’est en tuk-tuk que nous allons devoir y aller, nous délestant ainsi d’un exorbitant montant.

On se dit que ça ira, c’est à 45km d’ici. Oui, mais en tuk-tuk, la vitesse max’ avoisine les 32km/h. Autant dire qu’on a bien eu le temps de voir le paysage.DSCF5280Mais quelle agréable surprise à l’arrivée dans ce site atypique.
Une fois les acouphènes passés, nous découvrons qu’il règne au temple un calme et un silence d’or. Le rocher monolithique est posé au milieu d’une large plaine du bassin du Mékong.
Suspendue à ses flancs, une frêle et étroite passerelle de bois en fait le tour sur plusieurs niveaux.Stitched Panorama Stitched Panorama Stitched Panorama Stitched PanoramaOn comprend assez vite que plutôt qu’une attraction touristique, le site est un lieu de pèlerinage.
Nous nous élançons le long des escaliers qui mènent à la structure de bois et nous nous engageons sur ce chemin de ronde, où çà et là, sont installées des cabanes d’ermite.
Tout autour, le paysage est incroyable. La vue est infinie et le vertige est aussi bien vertical qu’horizontal.Stitched Panorama Stitched Panorama Stitched PanoramaÀ perte de vue, les denses forêts d’hévéas s’étendent jusqu’à l’horizon.
Le paysage vert foncé est parfois nuancé des couleurs claires des plantations de bananiers et d’étangs épars dédiés à la pisciculture.
C’est ainsi que nous tournons. Doucement, fébrilement et avec soulagement lorsque la passerelle vient retrouver le plat du rocher. La structure semble pourtant solide, mais entre les planches de bois nous surplombons de 150 m le plancher des vaches, et nos muscles sont raidis par la peur.Stitched Panorama DSCF5403 DSCF5417 Stitched Panorama DSCF5427 DSCF5433 DSCF5447 Stitched Panorama DSCF5488 DSCF5465 Stitched Panorama DSCF5473 Stitched Panorama IMG_20160727_151205Nous déambulons au-dessus du vide. Entre le Ciel et la Terre.
Cette expérience est éprouvante et fascinante. On se laisse malgré nous, happer par la ferveur inhérente du lieu.
On apprend à apprécier l’équilibre précaire de cette promenade, à surmonter nos peurs et avancer sur ces lattes grinçantes croisant de rares pèlerins étonnés de nous rencontrer.

Au bout de deux heures, il est temps de redescendre sur Terre, le corps tétanisé.
Ah… la Terre ferme !
Notre tuk-tuk nous a attendus, c’est reparti pour le long chemin de retour.
On s’enfonce sous un bas plafond nuageux noir d’orage.
Les deux derniers kilomètres se font sous des trombes d’eau, le moteur de notre engin toussetant tant l’air est humide.
Non, les tuk-tuk n’ont pas de fenêtres, et le vent de face nous le rappelle bien.
C’est ainsi que littéralement trempés de la tête aux pieds, nous embarquons dans le minivan frigorifié, que nous attrapons de justesse sur le bord de la route inondée par le déluge qui s’abat sur la région.
Assis sur la banquette arrière, on se change, espérant ainsi ne pas attraper une pneumonie… mais ravis d’être au sec, en route pour Nong Khai.

Nous y avions récupéré le contact d’un loueur de moto. Ainsi, au réveil, après avoir avalé notre petit dej’ isano-lao « sticky rice + barbecue de poulet » sur le coin de l’étal d’une mamie, nous récupérons l’engin qui nous conduira les 4 prochains jours le long de la vallée du Mékong.

La route remonte le fleuve vers l’Ouest, et on aperçoit, sur la berge opposée à quelques centaines de mètres, les plaines du Laos. Les habitants des villages installés sur les rives vivent au rythme tranquille de ce fleuve majestueux.
Son débit est important et rapide, mais d’une constance placide. Une quiétude languissante émane de ses eaux boueuses.

On se ballade parmi les champs de cannes à sucre, d’ananas, de tapioca, et bien sûr les immenses tapis verts fluo des rizières. Stitched Panorama DSCF5582 IMG_20160728_150834 Stitched Panorama DSCF5551Nous sommes en pleine saison du repiquage du riz, les paysans travaillent les pieds dans l’eau, à l’ombre de leurs larges chapeaux de paille et de leur cagoule. On se fait une cure de campagne à passer par les petites routes.DSCF5659 DSCF5662 DSCF5695 Stitched Panorama DSCF5724 DSCF5835 DSCF5836 Stitched PanoramaDSCF5838Il fait bon vivre.
On profite du paysage, du calme, de cette vie simple et isolée.

Un stop dans la « capitale de la nouilles ». Ça, on ne peut pas le louper.
Ici, ce sont les rois de la pâte pour faire les nems qu’ils font sécher sur des plateaux en bambou.DSCF5502 DSCF5523 DSCF5507

En chemin, nous nous arrêtons pour voir quelques cascades et visiter un ou deux wat (mais on avoue, les temples bouddhistes, on sature un peu), avant de nous arrêter à SangKhon.DSCF5685 DSCF5764 DSCF5977 DSCF5973 DSCF5986 Nous y dénichons une petite cabane en bois et bambou toute simple, au bord du Mékong.

Le toit fleuri, quelques fleurs exotiques, des toke toke énormes pour nous tenir compagnie, nous posons notre sac dans ce havre de paix.Stitched PanoramaD’ici, nous pouvons observer les allers et venues des barques motorisées venant du Laos pour profiter du marché et des produits thaï.
Il n’y a pas de frontière, pas de contrôle.
Après tout, il n’y qu’une centaine de mètres qui nous séparent du Laos.

Il existe de rares lieux sur lesquels le temps n’a pas d’emprise. Ces trois-quatre bicoques décrépites les pieds dans l’eau, en font partie.
Les toits de feuilles tressées ont une relative étanchéité lorsque les orages vespéraux éclatent avec violence, la vigne vierge et les plantes rampantes envahissent le terrain.
Mais cet environnement unique n’a pas de prix.DSCF5594 Stitched PanoramaDSCF5824 DSCF5624 DSCF5628 IMG_20160728_180214aCe fleuve est charismatique, comme le sont le YangTse, le Nil ou l’Amazone, il en émane une présence, un magnétisme, une hypnose qui attire le voyageur.
Tout comme ces fleuves transcontinentaux, le Mékong offre de multiples visages.
Large et paisible plus en aval vers Pakse, embrassant la resplendissante Luang Prabang plus en amont, plus étroit et tumultueux alors que nous glissions sur son tortueux ruban entre Chine et Thaïlande, et, plus proche de sa source, creusant son chemin au fond de gorges encaissées dans l’aride paysage du Yunnan.

Sur les hauteurs, derrière le village, un wat surplombe la vallée. DSCF5773 DSCF5815La vue est incroyable. Le Mékong sculpte le paysage et sépare cette immense plaine en deux pays.

Notre chemin du retour nous mène au parc historique de Phu Phra Bat, où d’étranges formations géologiques cohabitent avec une dense forêt et quelques temples bouddhistes en ruines.DSCF5842 DSCF5843DSCF5871 DSCF5931 DSCF5873 DSCF5881 Stitched Panorama DSCF5901 DSCF5909 DSCF5914 Stitched PanoramaUne très bonne surprise qui nous permet de marcher dans la nature une bonne paire d’heure, tout en faisant le festin des moustiques.

Cette région est une belle découverte, et à califourchon sur notre destrier, c’est avec plaisir qu’on avale les kilomètres, nous nourrissant des sourires bienveillants des habitants de l’Isan et du sticky rice local que nous apprécions tant.DSCF5941 DSCF5943 DSCF5950 DSCF5959 DSCF5961 DSCF5962 DSCF5968 DSCF5995

Nous sommes bien évidemment seuls.
Ahhhh… on n’est pas bien là ?!

Le train pour Bangkok nous attend. En route!DSCF6001 DSCF6005 DSCF6015

 

Se reconnecter au réseau

Les premières semaines ne sont pas faciles.
Vincent et Clémence nous mettent pourtant à l’aise. On a trois mois de visa, interdit de partir avant Septembre !
Nous sommes alors mi-Mai.
Ils nous font rencontrer de nombreuses personnes parmi leur cercle d’amis, les familles qui habitent dans le soi, nous rencontrons plein de nouvelles têtes… Mais, cependant, on se sent comme deux poissons hors de l’eau.

On sait pourtant sociabiliser, rigoler, trouver des points d’accroche…
Mais les premières fois à Bangkok, on se sent un peu déboussolés, loin de nos repères de vagabondage.
Pourtant tout le monde parle français ici…. et c’est peut être ça le problème.

On se sent loin. Loin de notre mode de vie des derniers mois.
Loin de nos attentes.
Loin d’où nous revenons.
On rencontre des gens qui vivent à l’étranger comme s’ils étaient à Paris, qui ne voient pas la Thaïlande comme nous la voyons ou l’avons vécue, qui ne la mangent pas, qui ne la vivent pas… Certains même ne l’apprécient guère.
À quoi bon vivre à l’autre bout du monde?, nous demandons-nous souvent.

C’est une vision sûrement faussée et extrêmement subjective, mais notre ressenti nous rend mal à l’aise.

Et puis, passer les premières minutes, on ne sait pas de quoi parler. Nous n’intéressons pas tellement comme nous ne sommes pas vraiment intéressés par leurs soucis d’enfants, de maid, du meilleur endroit où trouver des tomates, ou des rillettes (dans un pays où il n’y en a pas), bref des problèmes de riches !
Et avant tout, il faut le dire, nous avons du mal à décrocher de la bourlingue, encore fraîche dans nos têtes.

Alors, oui, ces premières semaines sont compliquées pour nous. On cherche nos repères et une nouvelle façon d’interagir avec l’environnement qui nous entoure.

Ce n’est pas grave.
Nous prenons tranquillement de nouvelles habitudes.
Au début, on va régulièrement déjeuner avec Vincent, on connaît le chemin, le sorng-tao, le prix et le moment où il faut descendre.
On découvre de nouveaux bui-bui, afin d’apporter à nos corps notre dose quotidienne de riz – encore conséquente.
On connaît un peu mieux le quartier : où faire les courses, où s’acheter un thé glacé, les jours d’ouverture du marché et ce qu’on peut trouver à Tops market ou Makro.
Nos hôtes nous laissent les clefs de la maison, et celles de la cuisine, nous leur mitonnons de petits plats, mélanges de nos expériences, on passe du temps avec les enfants qui grandissent à toute vitesse. On fait du sport régulièrement, et tous les jours, on se trempe les fesses dans la piscine.IMG_20160513_165419IMG_20160606_172241_1465208697939

Mais la majeure partie de la journée, nous la passons devant notre ordinateur, à mettre à jour nos CV. Pas facile avec une seule machine aux performances apathiques. Marion aurait bien besoin de son ordi resté en France pour travailler son book, et effectuer ses recherches en parallèle.
Pour contourner l’onéreux envoi par la Poste, Clémence et Vincent font jouer leurs connaissances.
Et ça marche ! En quelques 24 heures, on apprend que le voisin du 7ème part justement en France pour le boulot, il ne serait qu’une soirée à Paris, dans une semaine. Ni une ni deux, l’ordinateur quitte Nancy in extremis.
20 jours plus tard, Marion réceptionne son précieux compagnon de travail… Après 28 mois, on redécouvre une mine d’informations dans ses mémoires.DSCF5035 Lorsqu’internet se lance de nouveau, les onglets fermés dans la hâte avant le voyage, se ré-ouvrent : « comment bien faire son sac-à-dos ».

Nous sommes ainsi, tous les deux, face à nos ordinateurs.
La partie la plus compliquée nous fait face.
On entame une réflexion sur ce que l’on veut faire.
Où aller ? N’importe où nous conviendrait. Nos recherches s’étalent donc de l’Iran aux Philippines… Mais nous ne sommes pas contre un emploi sympa en Amérique du Sud.
… donc pas facile d’organiser ces recherches.
Que faire ? Notre curiosité est alors un nouveau fardeau.
Et on réalise doucement, que la Thaïlande, ça n’est pas trop notre tasse de thé.
On n’arrive pas à trouver l’engouement, à nous y projeter.
Ça ne fonctionne pas pour nous.
Ce qui est bien dommage, puisqu’on comprend rapidement qu’en Asie, si tu veux trouver du boulot, il faut s’adresser à son réseau.
Ainsi, en rencontrant les potes de potes installés à Bangkok, les contacts pour la Thaïlande se multiplient… mais pas tellement pour le reste du monde.
Dommage !

Le temps passe ainsi. Nous participons brièvement à un « dimanche à la campagne » sur l’île verdoyante au centre de Bangkok. DSCF4058DSCF4057C’est un évènement très franco-français, mais on découvre un vendeur de fromage de chèvre frais, produit à Chiang Mai.
Pain, vin, fromage, saucisson, foie gras et huiles essentielles sont en vente.
On avoue, on ne se sent pas à notre place.
Même si…
Même si nous sommes ravis de croquer dans un sandwich.
Même si, les apéros au bord de la piscine nous paraissent tellement luxueux lorsqu’on sort avec nos maillots de bain élimés de Una-Una.
Même si, nous succombons à l’harmonieux accord de la tranche de pâté-en-croûte et du ballon de rouge.
Même si, il nous est de plus en plus difficile de résister aux chants des sirènes des magasins… (On vit toujours avec quatre T-shirts).
Même si, ces appart’ d’expat’ tellement bien décorés donnent envie de nous installer et d’avoir le nôtre.

Même si tout ça semble si simple… ça reste loin. On ne s’y retrouve pas.
Et, dans notre coin, on se questionne beaucoup.
De quoi avons-nous envie ?

Toutes ces réflexions s’organisent autour de la vie qui se déroule ici.
Les 3 ans de Joseph sont l’occasion d’une fête conséquente. Il est vrai qu’on n’avait pas prévu (ni Clémence et Vincent d’ailleurs) qu’en invitant les copains de classe de Joseph, les parents viendraient avec les frères et sœurs et les maid.
C’est ainsi qu’on s’est sentis légèrement dépassés…
Mais les Mignons, la pêche-à-ligne et la piñata faits maison ont fait sensation !DSCF4295 DSCF4207 DSCF4203A DSCF4180

On profite des week-ends pour se faire de longues rando’ urbaines. On rejoint la Chayo Praya par les klong, les ruelles et les quartiers populaires.DSCF4062DSCF4139DSCF5059 DSCF5054Stitched PanoramaStitched Panorama DSCF5044 DSCF5051On achète notre thé glacé dans des sacs plastiques qu’on boit à la paille, on traverse les marchés de fruits et de légumes, poisseux à souhait, on longe des habitations précaires et aux sourires des habitants sincères.
C’est notre façon de nous reconnecter. De ne pas oublier.

Finalement, le confort s’installe vite.
On avait trouvé une citation de Nicolas Bouvier, dans L’usage du Monde.
Après deux mois installés à Bangkok, elle est encore plus vraie.
« […] La légèreté est aussi volatile que précieuse, et exige d’être courtisée et reconquise chaque jour.
De retour à l’état sédentaire, il faut veiller à ne pas reprendre cette corpulence et cette opacité qu’on se flattait d’avoir perdues. »

Alors que les jours défilent doucement, la saison des pluies s’installe. On découvre les journées rythmées sur l’arrivée des orages de fin d’après-midi.
On découvre les inondations du Soi et les vraies gouttent d’eau qui mouillent.S0014357DSCF5098 IMG_20160621_234359Et la torpeur presque insupportable du mois de mai laisse place à un climat plus vivable – il fait néanmoins encore 30°C à 20h.

Et puis, on retrouve Anaïs et Sylvain.DSCF4092Un rappel salutaire de notre voyage en général et de notre passage à Vadodara en Inde, un an plus tôt, en particulier.
Nous les avions rencontrés lors de notre séjour chez François, alors que nous avions festoyé tout le week-end avec eux et étions restés en contact.
C’est très chouette de se revoir, on revisite un peu Bangkok, on papote bien. On les aime beaucoup.Stitched Panorama DSCF4130 DSCF4117IMG_20160524_104524 DSCF4115 DSCF4109 DSCF4076Avant de partir, Sylvain nous met en contact avec son cousin.
Ni une, ni deux, nous rencontrons Julien et Ilham, installés depuis 1an et demi dans la ville, à deux pas de chez Vincent et Clémence. Après 6 mois de voyage en Asie, ils ont décidé de se poser ici.
On rencontre leurs amis, et avec eux, on comprend avec soulagement qu’une autre manière de vivre Bangkok existe.
Et ça aussi, ça nous questionne.

Pendant ce temps, les conseils fusent, les contacts se multiplient. Brice renoue avec le réseau Arts et Métiers, passe quelques entretiens skype, décroche entre autres une proposition au Cambodge. Ah génial… euh … et puis non, pas si intéressant.
On contacte des gens en Iran, aux Philippines, en Indonésie.
On fouille tous azimuts.

On se parfume à l’anti-moustique. On fait attention aux lames du robot mixeur et aux coins des portes de placard. Notre assurance-voyage a définitivement expiré.

Après un mois dans le Royaume, nous devons sortir du pays. Notre visa expire. Nous décidons de nous évader quelques jours en Malaisie, à Penang.
On se remet en mode bourlingue, sac-à-dos et train non-AC.IMG_20160607_152756_1465353894746DSCF4394 DSCF4426 DSCF4457 DSCF4498 DSCF4500 DSCF4505 DSCF4514 DSCF4532 DSCF4565Sur notre route vers le sud, nous faisons étape dans la petite ville de Songkh-La, presqu’île dont les côtes sont parsemées de villages de pécheurs.

Stitched PanoramaDSCF4574 Stitched Panorama DSCF4585 DSCF4602 DSCF4617 DSCF4639 DSCF4641 DSCF4656 DSCF4667 Stitched Panorama Stitched Panorama

Le passage de frontière se fait sans embûche et à pieds, comme souvent.
Ici, Ramadan de l’année 1437 vient tout juste de commencer. De l’autre côté, en Thaïlande, nous étions en 2599.

Comme nous l’avions quitté il y a un an – quand la maman de Brice était venue nous visiter – nous retrouvons la tranquille île de Penang, ses rues aux maisons anciennes, ses temples et mosquées, son marché de l’iftar. DSCF4706 DSCF4713 DSCF4723 DSCF4726 DSCF4740 DSCF4741 DSCF4755 Stitched Panorama Stitched Panorama DSCF4768 DSCF4769 DSCF4770 IMG_20160611_171754IMG_20160611_193451 IMG_20160610_160358 IMG_20160612_091718Sans oublier ses collines verdoyantes aux innombrables chemins de randonnée… d’où nous sortons trempés. Stitched Panorama DSCF4893 DSCF4892 DSCF4870 DSCF4868 DSCF4866 DSCF4829 DSCF4817 DSCF4815 IMG_20160612_130324 DSCF4862On retrouve des lieux d’exposition et de création. DSCF4806 DSCF4808C’est propre et ordonné, et nous nous imaginons vivre dans ces longues maisons traditionnelles. Vivre à Penang, ça serait top.

Nous profitons d’une autre culture et d’un autre pays pendant une semaine, avant de retourner à Bangkok, par le chemin des écoliers : à pieds, en ferry, en TER, en bus lent, en Sorng-tao, en train express lent de 18h et enfin, en métro.DSCF4931 DSCF4943 DSCF4960 DSCF4977On s’installe de nouveau, on prend du poids, on va faire du sport, on en reperd.
On fait des apéros, parfois sur un roof top, on va manger des nouilles, et même un Mc Do, on profite des soldes chez Décat’, Brice s’achète une chemise pour un entretien (ah… mais il faut utiliser un fer à repasser !), on fête l’anniversaire de Clémence autour d’un barbecue de compet’, on découvre les projections cinématographiques de l’Alliance Française, on va faire du cygne-pédalo dans le parc et on sillonne les allées du marché de Chakuchak avec les enfants…DSCF5116 IMG_20160527_115007 IMG_20160513_172005

On retrouve aussi François (celui de Vadodara) et Melissa, qui viennent s’installer à Bangkok.IMG_20160626_210645L’Inde, le voyage, ses odeurs et ses images s’invitent de nouveaux dans les conversations.
Mais comme beaucoup de nos amis, ils ventent la qualité de vie et le confort de vivre dans la cité des anges…. Pourquoi ne ressentons-nous pas la même attraction ?
On a l’impression d’être à contre-courant.
On prend des habitudes à Bangkok… et nos racines s’y enfoncent tous les jours un peu plus.
Jusqu’à ce que…

Pas Angkhor

Nos sacs allégés, nous quittons Bangkok.
DSCF3524 DSCF3491 DSCF35105 heures de train sur des banquettes toutes dures : c’est bien, ça nous remet en condition et nous permet de nous replonger dans nos bouquins. Il y a du vent, de la poussière, des feuilles des arbres et des petits insectes – les joies des trains sans fenêtre.
Le conducteur du train s’arrête « au milieu des rails » – stop à l’épicerie : il a faim !S0073541Débarqués à Nakhon Ratchasima (aussi appelée Khorat), nous partons en quête d’une auberge pas chère, basique et rustique, que nous trouvons après 40min. de marche.
Cette ville, pas forcément intéressante, n’est qu’une étape où l’on passera un bout de temps à rassembler des infos pour les prochaines destinations.
Tâche extrêmement difficile, car loin des itinéraires touristiques, le manque d’interlocuteurs anglophones est flagrant. Et malheureusement, nous n’avons pas vraiment progressé en thaï.Stitched Panorama DSCF3548 DSCF3573Nous nous y baladons la fin de journée. On va jusqu’à sortir des murs de la ville pour voir the place to see du guide… et on arrive devant une construction de brique agrémentée d’un superbe jardin hyper kitschou peuplées de super héros et d’installations gnan-gnan.DSCF3570 DSCF3559 DSCF3564Bon, une ville thaï lambda, sans trop de charme comme à l’accoutumé.
Mais l’accueil qui nous est fait change fondamentalement comparé à celui de la capitale et des sites où afflux les bule.
Et même au tourism information on nous accueille avec une grand sourire… mais sans aucun mot d’anglais (sensation de déjà-vécu, lorsqu’à Xining nous avions eu comme réponse un petit mot en Chinois et un numéro de téléphone à appeler).

Le lendemain, réveil matinal, et bol de nouilles à la gare (le régime – et le rythme – changent radicalement avec celui des semaines passées) nous partons visiter le palais Khmer de Phimai à quelques encablures.DSCF3577Finalement, la frontière avec le Cambodge n’est plus très loin, et l’empire Khmer, au Xe siècle occupait également une partie de cette région.
Nous ne serons pas très nombreux sur le site et nous en profiterons bien.
Le palais a été restauré. Les vieilles pierres nous parlent de nouveaux. Ça fait plaisir.
Magnifique architecture de basalte et de grès.DSCF3614 Stitched Panorama DSCF3599 DSCF3622 DSCF8339On progresse à notre rythme, Marion se remet au croquis, Brice à la photo et on découvre ces temples aux dômes pointus comme des morilles.
Les pierres sont sculptées, on y trouve Buddha et Shiva, des fleurs et des arabesques.
C’est beau, c’est paisible.Stitched Panorama DSCF8342 DSCF3646 DSCF8356 DSCF3663

Un plat de riz gobé et deux bus plus tard nous rejoignons Nang Rong.
Cette région est encore plus riche de ruines de l’ancien royaume d’Angkor.
Et on se lève avant l’aube pour enfourcher une moto et visiter « comme on veut » ce merveilleux patrimoine.
Notre petite moto rouge est loin d’avoir la puissance d’une Ferrari, et possède les freins d’une poussette, mais on arpente les petites pistes (ou les trop longues autoroutes) à la recherche de ruines… plus ou moins dignes d’intérêts.
Nous serons ébahis et pleinement satisfaits par la visite de deux palais.
Seuls… nous y sommes seuls.DSCF8367Certes il est très tôt, mais nous jubilons de la chance que nous avons de découvrir ces anciens palais baignés dans une douce lumière matinale.
En premier lieu, nous arrivons au palais de Phanom Rung, construit au sommet d’un volcan depuis longtemps éteint.
La configuration atypique du site (l’entrée est tournée vers l’Est au lieu du Sud habituellement) permet au timide soleil de l’aube d’illuminer chaudement la perspective des longs escaliers et pont naga (ce serpent mythologique khmer) pour enfin arriver au bâtiment construit et étonnamment bien préservé.DSCF3677 DSCF8381 DSCF8396 Stitched Panorama DSCF8398 DSCF3701 DSCF3706 Stitched Panorama DSCF8412 DSCF3724 DSCF3717 DSCF8450 DSCF3782
L’autre monument impressionnant qui nous sera offert de visiter est le palais de Muang Tam dans la vallée.
Encadré par quatre bassins parsemés de nénuphars, la construction en brique a moins bien résisté aux affres du temps, mais les fondations en basalte demeurent tout comme les ouvertures, alignements, gravures dans la pierre… tout ceci nous émerveille et fini de nous convaincre d’avoir fait le bon choix en visitant fugacement cette région qui n’a rien à envier au splendeur d’Angkor.Stitched Panorama DSCF3791 Stitched Panorama DSCF3809Le reste n’est que du bonus… deux-trois ruines (et des vraies celles-ci, celles qu’on cherche longtemps pour ne découvrir qu’une poignée de cailloux…) et des temples à la mode thaï (c’est-à-dire sans grande sensibilité ni distinction – à notre goût).
Le paysage est loin de nous décrocher la mâchoire, on traverse de grandes plaines sèches, des forêt d’hévéa, des champs de tapioca, mais également de jolies rizières bien vertes.DSCF8535 S0028570 S0088581 S0178594 S0208598 S0398632 S0478652 DSCF3836 DSCF3843 DSCF8530 S0158590 S0358618Et puis enfin, retour à la maison, claqués et bien bronzés.
On se délecte d’un bon plat de riz au porc, dans la plus grande finesse culinaire thaï.

Départ le lendemain pour Ubon Ratchatani encore un peu plus à l’Est.
Quand on demande à quelle heure part le bus, nous avons comme réponse : 8h30, 8h40, 9h00, et même 9h30.
Donc, pour nous assurer de poser nos fesses dans le bus, nous sommes à la gare routière à 8h… et ne partirons qu’à 10h… Normal… Ça ne nous dérange pas plus que ça.
L’information concernant la durée du trajet était tout aussi floue.
Ça n’a pas loupé. Au lieu des 4h30~5heures annoncées, nous arrivons à bon port 6h30 plus tard, éreintés par la chaleur accablante d’un bus sans clim’ ni ventilation !

Fin de dimanche après-midi dans une ville thaïlandaise.

DSCF3847 DSCF3848 Nous dégourdissons nos jambes autour du marché de nuit qui se prépare avant d’aller y dépenser nos derniers bath en un repas pantagruélique. Miam !
Il nous faut des forces pour le lendemain.DSCF3853 Stitched Panorama

Oh non, pas ça!

Leur grand jour est arrivé.
Clémence, Louise et Joseph viennent d’atterrir, leur trois bouilles enfarinées.
Vincent, en mission au Myanmar, n’est pas là, mais comme nous sommes des amis super sympas (et qu’on fait finalement un peu « partis de la famille ») on part à l’aéroport les chercher.
Pancarte colorée, embrassade et taxi. IMG-20160128-WA0003 IMG-20160128-WA0006Voilà leur nouvelle vie en Thaïlande qui commence.
C’est un grand départ pour eux, et nous sommes impressionnés.

Notre vie collective commence aussi.
Nous n’avions pas prévu de passer 3 semaines chez eux.
Nous n’avions pas prévu que, aussitôt nos sacs posés, nous serions contents de profiter d’un peu de confort ! Et quel confort !

Celui d’un lit et d’une chambre qui nous sont dédiés, nos affaires étant posées sur les étagères de l’armoire.
La machine à laver s’occupe de redonner une seconde jeunesse à nos sacs-à-dos (après deux ans de poussière), tandis que nos affaires de toilette sont nonchalamment étalées autour du lavabo de la salle-de-bain, privative bien sûr (circonflexe !).
Le soir, nous prenons l’habitude d’apéroter sur la terrasse ou regardons un film sur l’écran géant de la télé.
Et puis, sans oublier la piscine, dans laquelle il est si facile d’aller plonger « juste 5 min. » avant de rejoindre, pieds nus, la maisonnée.DSCF3252 DSCF8151Ça c’est pour le contenant.

Pour le contenu, Brice retrouve avec plaisir les joies de la cuisine.DSCF3284Porc mariné, spaghetti bolognaise maison, maquereaux « farcis » aux herbes, légumes mijotés, risotto… Nos estomacs se remplissent et nous perdons – doucement, mais surement – nos muscles et notre fermeté pour prendre tous les jours un peu plus de gras.
Marion reçoit un colis nancéen, dans lequel se trouve (entre autres) un énorme morceau de Comté ainsi que deux saucissons trop bons alors que nous nous délectons d’un foie gras et deux bouteilles de vin de la part de la maman de Brice… Sans parler du petit dej’ « pain-beurre-confiture » et thé Mariage.
Glou glou, Miam miam !DSCF3449Nous avons donc eu notre comptant de festins.
Le reste du temps, c’est-à-dire, celui compris entre les repas et la piscine, on a décidé de se remettre à nos CV.
Mouai…
On doit avouer que nous n’avons pas été très efficaces…
Tout du moins, nous l’avons plus été à préparer notre prochaine étape de bourlingue.
Regarder et trouver les informations pour les visas, les frontières et les trains qui vont bien, ça on est plutôt doués.
Mettre à jour son CV et regarder des offres d’emploi, ça, ça marche moins bien.

Qu’à cela ne tienne, partons nous balader encore un peu, on verra ce qu’il advient.

Et puis la vie est sympa ici avec les Lechats.
On prend des petites habitudes.
Le matin, les enfants ne sont pas là, alors on se lève dès que leurs cris joyeux ne résonnent plus dans la maison, et on se met au « boulot ».
Puis le midi, c’est découverte des bui-bui autour du bureau de Vincent et Clémence.

Au retour, on fait les courses, la cuisine… et on profite des enfants, Marion fait des activités créatives, avec de la colle, des couleurs, des découpages, sur du carton et papier… Louise n’en revient pas !
Brice joue dans la piscine quant à lui, et Louise est ravie.
Bien qu’il soit un peu récalcitrant et sans demi-mesure (oh non, pas ça !) Joseph apprécie du haut de ses 2,5 ans lui aussi de se dorer la pilule au bord de l’eau. Surtout si le ballon n’est pas loin.
En « famille » on prend les tuk-tuk, les bus et les bateaux, on découvre ensemble les passages et les raccourcis, les recoins, la vie de leur nouveau quartier…DSCF3403 DSCF3333 DSCF8295 DSCF8281 DSCF3417 Stitched Panorama DSCF3343On défait les cartons quand leur 35m² londonien débarque timidement dans leur appart’.Stitched PanoramaOn a souvent dû les embêter avec notre façon de vivre à « la bourlingue » (lire radins)… mais ils semblent tous nous avoir bien supportés.
On profite des enfants  (et des parents !), de la Wii et des blagues entre potes.DSCF3398 DSCF3258 DSCF3253 S0048228 S0018173C’est simple et facile cette coloc’.
On a un peu le cœur gros de les laisser… tranquille.
Mais on est contents de reprendre un peu la route.

Après avoir fêté l’anniversaire de Vincent, nous partons.DSCF3469Nous avons allégés nos sacs de plusieurs kilos pour laisser tout un tas de choses chez eux – comme une promesse de revenir. Mais on portait tout ça sur notre dos ?

Nous nous dirigeons vers la gare de Bangkok, pour monter dans un train direction Khorat / plein Est aux portes de l’Isan.

Note 1 : Marion a bien récupéré son nouveau passeport (et conserver l’ancien).
Elle est domiciliée chez les Lechats.
C’est donc un peu chez nous aussi !

Note 2 : On a profité de notre passage à Bangkok pour passer chez Décath’… On change les baskets de Brice (qui commençait à dire bonjour) et on change enfin le pantalon de Marion qui était tout rapiécé, déchiré et délavé… ouf !

Note 3 : On a aussi profité que notre amie Ilonka passait dans le coin pour aller boire un verre avec elle. Ilonka, c’est une fille super qu’on avait rencontrée il y a plus d’un an et demi au Kirghizstan et qui connait super bien notre quartier (de Paris).
Et bien, ça n’a pas loupé, on avait plein de trucs à se raconter, on ne s’est pas ennuyé, et on s’est promis de se revoir… sur terre ou sur mer.DSCF3444

Note 4 : Notre rencontre, avec Ilonka, s’est faite à KaoSan, l’antre des backpackers. Un endroit que nous nous étions promis de ne jamais visiter… et pour cause, au détour d’une venelle, nous débarquons entre deux magasins, une agence de voyage où tout est écrit en hébreu, et une échoppe vendant des faux articles de marque à des prix dérisoires… sans sourire ni hospitalité.
Plus rien n’est écrit en thaï dans ce quartier, que des bule dans la rues et aux terrasses… (et comme ils ont trop chaud, ils sont torses-nus) et notre amie nous raconte que le soir venu, cette rue devient le royaume de la luxure et de la débauche…
Nous nous étions pour autant trouvé un petit troquet en retrait… mais ça nous a fait la même impression que lorsqu’ Harry Potter traverse le mur séparant le monde des Moldus et celui des magiciens.
On ne se croyait plus du tout dans la même ville… Bangkok possède définitivement de multiples facettes.

Douche froide à la cascade

Nous profitons d’un déplacement professionnel de Vincent au Myanmar (comme on l’envie !), pour nous évader de la capitale.

Direction Kachanaburi, petite ville connue notamment pour son fameux pont sur la rivière Kwae, et porte d’accès à de nombreux parcs nationaux.

Le matin de notre départ, il fait froid, très froid, très très très froid.
Nous ajoutons à notre sac une veste, au cas où. Mais en Thaïlande, il ne fait pas froid.
Erreur !

Après avoir passé deux heures dans un mini bus hyper réfrigéré (ils sont fous avec cette clim’, il fait déjà 15°C dehors…), nous arrivons à Kachanaburi.
Quelques backpackers autour de nous, quelques rabatteurs, des affiches pour visiter de gros tigres (préalablement shootés pour éviter tout incident) ou les grottes… Bon, on ne va pas être les seuls.
Mais la ville est posée au bord de la rivière, ça devrait être sympa.DSCF3044On a le choix parmi les hébergements, et nous posons nos sacs dans une mini-guesthouse, on enfile pull, chèche et manteau et on part se balader.
Alors voilà le pont… et puis, voilà le cimetière…DSCF8076DSCF8119 Il faut admettre que l’environnement ne nous émeut pas tellement.
Erreur de notre part aussi : nous n’avions pas pris beaucoup d’informations sur l’histoire de ce fameux pont. D’autant plus que cette histoire est loin de nous toucher directement.
Une poignée de photos d’époque ici ou là souligne que la construction du chemin de fer par les prisonniers de guerre n’a pas été du pudding
Mais la rénovation et l’enjeu touristique que le pont et la voie de chemin de fer le traversant sont devenus, ne nous aide pas beaucoup à nous projeter. Et la légion de touristes braquant leur selfy-sticks nous boute assez vite hors du chemin touristique.DSCF80811 DSCF8080DSCF8087 DSCF8088 DSCF8110 Bon…
Nous passons par un temple chinois. Flambant neuf, bien coloré.
Ce n’est pas forcément notre cup of tea, mais ça en devient tellement kitsch et candide qu’on s’amuse à le découvrir.DSCF8091 DSCF8095 DSCF8100 DSCF3006 DSCF8103 DSCF8137Nous essayons également de nous promener un peu par là-bas, derrière…
Mais les villes thaïlandaises sont loin d’être sexy, et puis le temps gris et froid n’aide pas à rendre Kachanaburi attractive.
Oui, 15°C ça caille. Nous aussi on aura eu notre « vague de froid », et toute la nuit nous nous serrerons bien l’un contre l’autre, sous notre fine couverture d’été.

Le lendemain, nous nous dirigeons vers les cascades du parc d’Erawan.DSCF3046Située à 1h30 de Kachanaburi, c’est l’occasion d’une excursion dans la forêt, au son des oiseaux et de l’eau qui coule.
Stitched Panorama DSCF3134 DSCF3060Il est tôt, et nous ne sommes pas nombreux sur le site, et tant mieux !
Nous longeons la rivière, et remontons les sept niveaux qui composent cette cascade.
Les minéraux et alluvions charriés par le courant donnent aux différents bassins une teinte bleu-glacier splendide.
Nous sommes en saison sèche, la cascade n’est pas abondante, mais nous pouvons observer les roches lissées par le passage incessant de l’eau. Les racines des arbres se dévoilent. Les rochers pointent. Le soleil s’est levé et la lumière, tamisée par une forêt épaisse, éclaire de ses rayons cette forêt enchanteresse. Une grande ballade pour nous mettre au vert.Stitched Panorama DSCF3089 Stitched Panorama DSCF3131 Stitched PanoramaStitched Panorama DSCF3168En chemin, nous croisons le tournage d’un film bollywoodien. « Amour interdit et danse colorée sur fond de cascade magique », le décor se prête à merveille !
Nous tentons le bain de pied. L’eau est bien fraîche, et les poissons viennent nous bequeter le bout des orteils.
Fish-Spa nature !
Un pique-nique au bord de l’eau, puis nous reprenons le chemin du retour.
La foule grossit à mesure que l’on redescend vers le parking.
Et comme il est dit dans les guides que l’on peut se baigner dans ces cascades, les badauds effectuent la randonnée dans le plus simple appareil, en maillots de bain et baskets… quelle élégance.

De retour « en ville », nous nous baladons et passons par le cimetière chinois, riches de mini-pagodes (évidemment moins visité, et donc moins entretenu, que celui des soldats du Commonwealth), avant de finir la journée dans une gargote, autour d’une assiette de riz et légumes au wok.DSCF8065 DSCF3015 Stitched Panorama DSCF3050 DSCF3193 DSCF3189DSCF8122 DSCF8126Nous sommes les seuls à y être attablés, les autres bule se délectent d’un pad-thai dans les restaurants qui cohabitent avec la profusion de guest-houses, et bars à escort-girls ; supplantant par là même les échoppes et commerces locaux… dans une ville pourtant à l’intérêt restreint.
La Thaïlande que l’on évite transparait à Kachanaburi.
Pas aussi violemment que cela aurait pu l’être dans les villes de la côte, ou sur les îles, mais naïvement, on ne s’attendait pas à trouver ça ici.

Avec cela, l’amère constat que nous ne nous plaisons pas trop dans ce pays et ne nous retrouvons pas dans ce tourisme.
Par conséquent, ça ne nous inspire pas. Dans nos textes, dans nos photos, et dans nos projets.
Faute de mieux, on en vient à regretter les paysages d’une force incroyable d’Asie Centrale ou notre isolement culturel en Chine
La Bourlingue cogite, les neurones sont en ébullition !

La nuit sera fraîche et nous reprenons la route de Bangkok.
Clémence arrive le lendemain avec les enfants, et Vincent est toujours au Myanmar.
Génial, nous partons les chercher à l’aéroport !

@ « home »

Et nous voilà longeant les grands travaux des voies aériennes pour le train, le métro ou les voitures.
Les nouveaux gratte-ciel s’élancent vers le ciel gagnant du terrain sur les maisons des petits quartiers qui s’entassent les unes sur les autres le long des klong.Stitched Panorama DSCF2884 DSCF2848 Stitched Panorama DSCF2934Nous traversons, sac-à-dos sur le dos, les ruelles animées du quartier de Silom avant de déposer notre sac pour deux jours dans un hôtel un peu fancy / gratuit : merci les miles !

Nous sommes Lundi, et nous avions initialement prévu de n’arriver que mercredi, mais l’envie de revoir Vincent était plus forte !
Ainsi, le rendez-vous est pris avec lui pour un lunch-nouilles pendant sa pause déjeuner.
Après deux ans, retrouvailles sur la passerelle qui enjambe la deux fois quatre-voies, embrassades et check/potes ! Ah, ça fait du bien !DSCF2872Parce que Vincent, c’est LE Vincent qui signe ses commentaires sur le blog comme « le meilleur pote de Brice ».
Pour des questions évidentes de neutralité, nous ne rentrerons pas dans ce débat.
Ceci étant dit, Vincent (et Clémence et leurs enfants Louise et Joseph) viennent de quitter leur vie pluvieuse londonienne pour la moiteur et chaleur bangkokienne !

Vincent travaille dans une grande tour de verre de la city, et dans quelques jours nous emménagerons tous ensemble dans son nouvel appartement.
En attendant, pas trop de visites sont prévues à notre programme.
Comme à l’accoutumé nous nous baladons, nous arrêtant ici et puis tournant là.Stitched Panorama DSCF2829 DSCF2891 DSCF2893 DSCF2900 DSCF2912DSCF2910 DSCF2939 DSCF2954 DSCF2927 Stitched Panorama DSCF2918DSCF2882Il faut dire que notre tête est très encombrée de nombreux projets de « la suite ». Entre la recherche d’un travail (oui, mais quel genre de travail ? où ?), l’envie de voyager encore, le compte en banque qui s’assèche, le reste de nos économies qui nous font de l’œil, … notre cœur balance !

Mercredi arrive. Vincent récupère les clefs de son nouvel appart !
Nous nous installons donc tous les trois, le même jour. Clémence et les enfants n’arrivent que dans une semaine.
L’appart’ est immense. Nous posons nos affaires dans les placards de la chambre d’amis : on est bien installés pour les prochains jours… ou plus !
Et nous profiterons de la piscine, juste en bas, pour nous délacer de nos longues marches dans la ville.
Oui, ils vont être bien ici. Et accessoirement, nous aussi !S0017998 DSCF2978 Stitched Panorama

On aide un peu à l’installation.
Le passage chez Makro, le magasin où quoi que tu achètes, c’est par paquet de 10…
IMG_4391et surtout, surtout… nous allons chez IKEA !
Ämlaro, Tjinku, Smöri, Fjordä et Maolygö sont de retour, le tout sous-titré en thaï.
En quelques heures et quelques bahts, deux chariots sont pleins et nous voilà faisant la queue pour récupérer un taxi.IMG_4327IMG_4331Retour à la maison, saut dans la piscine, lecture de la notice et montage de meubles, puis apéro dans le nouveau salon de jardin, au son des grenouilles chanteuses qui jouxtent la piscine.
On n’est pas bien là ?

Ce passage par Bangkok est également l’occasion de faire renouveler le passeport de Marion, qui n’a plus qu’une poignée de pages libres. C’est pas la classe ça ?
Rendez-vous est pris à l’ambassade.
On est hyper stressés de retrouver l’administration française, plus encore que dans n’importe quelle autre ambassade le long de notre chemin. La dernière fois, c’était à Ankara pour notre visa Chinois, et la femme nous avait conseillé de rentrer en France, que ça y serait plus facile d’y faire notre visa… mouai
Finalement, tout se passe pas trop mal. Marion doit faire un nouveau passeport (le futur ancien expirant dans un an), nouvelle photo et surtout l’adresse (située à Bangkok, donc) du « justificatif de domicile » qu’avait fait Vincent sera la nouvelle adresse du passeport. C’est pas re-la classe ça ?
Voilà, revenez dans 15 jours et vous pourrez garder votre ancien passeport puisque votre tampon thaï est à l’intérieur ! Woué !

Le weekend se termine, il est temps de partir faire un tour pour quelques jours hors de Bangkok.

Un peu rapide

Et notre avion a atterri, à l’heure prévue à Kuala Lumpur.
Pas d’extravagance du pilote ni applaudissements à l’arrivée. Tout va bien, Marion est rassurée.

Nous retrouvons cette grande ville, son monorail, ses hautes tours et ses malls. S0022559 DSCF2537 DSCF2530Ses temples bouddhistes et hindous, les mosquées et les églises, l’encens et les guirlandes de fleurs.
Les resto’ malais, chinois, indiens et les habitants aux faciès si multiples.
La Malaisie dans sa diversité et modernité.

Nous retrouvons notre anonymat, mélangés aux expat’, touristes et locaux.
Nous posons nos sacs ici pour seulement 2 jours, autour de KL Sentral. Le quartier de la gare est facile. Pour les transports et pour rayonner dans la ville.
Il y a des resto’ de toutes les cultures locales, qui satisferont nos palais. Nous sommes contents de tremper à nouveau nos doigts dans les épices indiennes, et les baguettes dans les wok de nouilles sautées chinoises.DSCF2579

Nous nous baladons longuement en ville, rejoignant les différents quartiers DSCF2565 Stitched Panorama et s’arrêtant au parc pour profiter d’un peu de calme et d’une riche verdure. DSCF2613 DSCF2611 Stitched PanoramaOn comprend aussi ce qu’est que la saison des pluies dans cette région.
Nous avions auparavant réussi à passer entre les gouttes, évitant les périodes de déluge.
On comprend maintenant pourquoi les jardins sont incroyablement riches de plantes et arbres aux verts si multiples.DSCF2660

La pause à la Grande Mosquée Nationale nous permet de nous abriter d’un orage torrentiel, et d’approfondir les questions du hijab, de la « vérité » sur Jésus Christ, et de la relation entre Dieu et Hubble (les prospectus distribués nous plongent dans de longues interrogations).DSCF2592 Stitched Panorama Stitched PanoramaDSCF2610 DSCF2609Tandis que nous profitons plus tard des rayons de soleil et des ruelles colorées du quartier chinois.

Le soir, nous retrouvons Lava, notre hôte CS. Il vient du Sri Lanka et est ingénieur (comme par hasard).
Tiens… c’est l’occasion de lui poser de nombreuses questions, et pas seulement sur sa vie d’ingénieur ici.
Nous dénichons un délicieux buibui pour un petit dej’ totalement indien. C’est le samedi matin, il y a un évènement au temple et nous retrouvons les femmes en sari bariolés et les points rouges sur le front. Nous dégustons nos puri/dhal sous une tente tendue le long d’une rue, accompagnés d’un chai. Ah… ça fait du bien, et si on retournait en Inde ?DSCF2590Mais à peine arrivés qu’il est déjà temps de partir.
En effet, nous devons rejoindre Bangkok.
Tout ça pour une histoire de cartes bancaires qui expirent… et puis l’envie de voir notre copain Vincent nous démange, alors pourquoi attendre après tout ?

Nous montons donc dans un premier bus de nuit, sièges larges et couvertures.
La nuit est courte et réfrigérée. Au petit matin, nous passons la frontière malaisienne, là-haut tout au nord, un coup de tampon et au revoir.
Puis c’est au tour de la frontière thaï. L’officier antipathique ne reconnait pas Brice, puis ne reconnait pas la signature de Marion, mais nous récupérons notre passeport tamponné pour 30 jours en Thaïlande.

Le bus nous dépose à Haad Yai, petite ville endormie d’un dimanche matin. DSCF27241Notre train pour Bangkok est prévu dans 6h… Ce qui se transformera en 7h30 d’attente.Stitched Panorama DSCF2732 Stitched PanoramaFinalement nous grimpons, épuisés dans le train couchette.
DSCF2726 DSCF2737 DSCF2735 DSCF2740 DSCF2763Direction la capitale pour traverser en un éclair – loin d’être aussi rapide que la lumière – la péninsule et retrouver le lendemain le tumulte chaotique de la mégalopole thaïlandaise.Stitched Panorama DSCF2823 Stitched Panorama

Donnons une nouvelle chance à cette ville!

 

 

Tronche de macaque

Réveil avant l’aube, Perrine doit aller chercher son avion qui décolle tôt.
Dur dur ces au revoir sur le pas de la porte.

On en profite nous aussi pour partir à Lop Buri. Un petit bus, puis trois heures d’assis-dur (sortir de Bangkok est toujours aussi éreintant) dans un train plein de monde, mais on arrive enfin à Lop Buri.
DSCF1890 DSCF1899 DSCF1942On se trouve une petite chambre, dans une vieille maison en bois, au plancher qui grince. Jardin de bananiers et plantes exotiques.

Lop Buri, c’est une toute petite ville de province thaïlandaise. Il y a pas mal de ruines de temples, disséminées dans la ville. On s’y balade tranquillement. Il n’y a pas grand-chose à faire d’autre ici.
DSCF1974 Stitched PanoramaMais cette ville a attiré notre attention, parce qu’il y vit des centaines de singes.
Et en se promenant dans le centre-ville, on lève la tête. Et là, au-dessus de nous, longeant les façades des immeubles et se balançant aux câbles électriques, des singes. Partout, des singes.
IMG_6787 IMG_6789 DSCF1949 IMG_6812Ils chopent les sacs plastiques qui traînent dans la rue, farfouillent dans les poubelles… jouent et sautillent, traversent la rue, et remontent le long des poteaux électriques. Ils sont sur les toits des voitures, voyageant sur ces dernières lorsqu’elles roulent. Et hop, sautent en route pour en descendre.

DSCF1997 IMG_6850Ce qu’on trouve sympa et étonnant comme attraction au départ, se transforme en « peur du singe ».
En fin d’après-midi, alors qu’on s’approche d’un temple, on aperçoit une petite esplanade sur laquelle une vieille femme vient nourrir les singes. Il est écrit que cela permet d’éviter qu’ils n’attaquent les gens dans la rue… !
Sympa la municipalité !

DSCF1988 IMG_6824

Mais, au fur et à mesure que l’on avance, de plus en plus de singes apparaissent. Partout. Ils doivent être 200… C’est fou. Dans la rue, sur les murs, sur les câbles, sur les ruines du temple, les barrières et les trottoirs. Partout. Si bien qu’on commence à marcher en regardant tout autour de nous, évitant de passer près des singes.
Stitched Panorama IMG_6841DSCF1993 DSCF2010 Stitched PanoramaAlors que Brice prenait une photo, l’un d’eux saute sur son sac. Brice tombe à la renverse, d’autres montrent leurs longues canines….
Bon, bon, bon… on va y aller non ?
On se rend finalement compte que ça doit bien emmerder tout le monde ces singes. Il y a des barreaux aux fenêtres, les commerçants ont souvent un bâton à portée de main, et lorsque qu’un couple de personnes veux emprunter une petite rue devant laquelle 3 singes sont installés, il s’y prend à deux fois avant d’oser passer devant ces derniers.

Mais chez les bouddhistes, le singe est considéré comme animal sacré… On n’y touche pas.
Tant pis pour les locaux !

On part le lendemain à Sukhothai, cette fois-ci on réserve nos places.
L’avantage des trains de 3ème classe en Thaïlande, c’est que y’a plein de marchands ambulants qui proposent toutes sortes de snacks : des pad thai, des brochettes de porc au caramel, d’autres au poulet, des salades de fruit pas mûr avec du sucre au piment,… et toujours le sticky rice.
DSCF2059 DSCF20794h d’un interminable train jusqu’à Phitsanulok et 1h30 d’un interminable bus, on arrive interminablement claqués.
On est le 30 décembre.
On se trouve un petit bungalow, entouré d’arbres et d’oiseaux.
DSCF2095Petite terrasse et soleil. Donc, tranquillement, on va y passer notre 31 et 1er janvier, à lézarder. On a beaucoup de boulot en retard pour mettre à jour le blog, et plus important il nous faut préparer un peu notre séjour au Myanmar.
En effet, notre plan est de passer la frontière Thaïlande-Myanmar à pied. Celle-ci n’est pas toujours ouverte en raison des conflits qu’il y a dans la région avec les Mon une minorité pas trop « en phase » avec la junte Birmane. Il faut donc vérifier que « ça passe ». Et puis, chose peu commune, la route reliant la ville frontière de Myawaddy vers la côte de l’océan Indien (!!!) serait si étroite que la circulation y est alternée par sécurité. Bon…
De l’autre côté du pays, pour en sortir, on aimerait vraiment pourvoir passer la frontière terrestre avec le nord-est de l’Inde (le petit appendice d’Imphal au-dessus du Bangladesh). Là encore, ça n’a pas l’air facile et il va falloir un peu préparer ça. La région (comme de nombreuses autres dans ce pays) requiert une autorisation pour la traverser, et il nous faut voir large pour être certains de l’avoir.
Et comme en plus, l’accès aux informations et la connexion internet ne sont pas fameux au Myanmar, on se dit que rassembler le plus d’info avant de passer la frontière serait une bonne idée.
Pour le réveillon du Nouvel An, on se fait un petit resto un peu mieux que d’habitude (sponsorisé par notre copain Baptiste, troooop bien!) avec jus de fruit et tout, c’est fête !
Mais finalement, après le feu d’artifice, on est rapidement couchés. Bonne année !

2 janvier. Allez, on se motive pour aller visiter le vieux Sukhothai. Celui des ruines et des bouddhas.
On emprunte un vieux bus (un camion avec deux banquettes en bois et une tonnelle posée sur la benne), pour rejoindre la vielle ville où on loue des vélos.
Stitched PanoramaLe parc historique est très grand. On est un peu déçus, c’est trop propre, avec une pelouse bien tondue, pas de ruine laissée en vrac, et puis beaucoup trop de voitures. On préfère la ville d’Ayutthaya plus laissée « dans son jus ».
DSCF2115 Stitched Panorama IMG_6883 DSCF2181 DSCF2169 Stitched Panorama DSCF2195 Stitched Panorama Stitched Panorama IMG_6946 Stitched Panorama Les vélos seront une bonne idée, et nous permettront d’aller « plus loin », et nous balader dans la campagne environnante au milieu des rizières et des ruines de temples.
Après-midi sympa de balade à bicyclette !
Stitched Panorama DSCF2281 DSCF2286 DSCF2289 DSCF2296 Stitched Panorama DSCF2302DSCF2303 IMG_6949 DSCF2342 Stitched PanoramaIMG_6958 IMG_6960

Et puis il nous faut bien partir, alors on prend la route pour Mae Sot, à 6km de la frontière avec le Myanmar.
Bon, en arrivant à la gare, tous les bus sont pleins. C’est les vacances, tous les transports sont pris d’assaut.
On quémande deux places dans un autre bus, pour une ville intermédiaire. Et c’est parti !
DSCF2385À la ville de Tak, on récupère un van pour les deux dernières heures de route. Ça zigzag beaucoup, on espère que nos sacs, sur le toit du bus, sont bien fixés !

Mae Sot est une petite ville frontalière. Beaucoup de minorités et d’ethnies différentes y vivent, mais aussi de nombreuses ONG y sont installées.
Il est agréable de s’y balader.
La ville est un petit melting pot ethnique, des Thaï bien sûr, pas mal de Birmans, mais aussi des Indiens, et d’autres dont ne sait trop où. Des barbues, des moins bridés, des femmes voilées, d’autres avec du « fard » jaune sur les joues (contre le soleil?), des hommes en « jupes » (les longyi birmans)…
DSCF2394 DSCF2397 DSCF2400 DSCF2413 IMG_6961Nous, on y reste qu’un jour (en effet, le 4 Janvier est férié au Myanmar et le 5, la circulation serait dans le bon sens !), on profite d’une soirée avec Thibaut, un français rencontré dans le bus. Lui commence son grand voyage « à durée indéterminée ». Bizarre, on se rend pas bien compte que notre voyage est ouf, et on a constamment l’impression que les autres sont plus « couillus », plus routard que nous…

On rationne nos derniers bahts, recompte les dollars et euros qu’il nous reste.
Si tout va bien, demain, « jour impair », on est au Myanmar.

Les poulets de Bangkok

Le taxi s’éloigne, on est plus que 3, Perrine ne part que le surlendemain.

C’est alors que Brice s’écrit : Merde, mon sac !
Marion est encore pleine d’émotions (ce qui se caractérise par une forte sudation oculaire), quand on se rend compte que Brice a oublié son sac à la terrasse de l’hôtel, 15 m. derrière.
Et on s’est éloigné 4 min. pour dire au revoir.
Mais non, la besace n’est plus là.

On appelle ça un ascenseur émotionnel. En 3 secondes, le cœur se contracte, et comme des bulles qui remontent à la surface, ça donne Ok, on ne panique pas, un appareil photo ça se rachète, ok pas grave… ok, le passeport, Brice en a un second, faut juste le faire tamponner, ça va aller… ça va aller… ok, nos cartes bleues… Marion les a aussi… on va faire opposition… ok ok… ah oui, mais le visa du Myanmar… moins ok… ah et puis celui de l’Inde …. moins ok aussi… d’autant qu’avec le visa du Bangladesh sur le second passeport, ça risque d’être coton pfff… dans quel ordre prendre les choses… euh… pfff… ahhhh… angoisse….ambassade… police… banque… On réfléchit vite, au risque de s’emballer.
On demande autour de nous, à la réception de l’hôtel (situé à 3 mètres de la petite table en terrasse elle-même situé au pied de la rue), à la fille de notre café au lait du matin, le type de la sécurité d’à côté, et rapidement – trop sympas les gens ici – un petit attroupement se forme, et viennent à notre aide. Non, personne n’a rien vu.

Perrine remonte la rue au cas où, pour voir, si, le sac n’aurait pas été abandonné…
Quelques 15 minutes ont déjà passé.
C’est alors qu’un ouvrier travaillant dans la venelle adjacente rapporte le sac. Il a entendu un truc tombé. Quelqu’un vient de le jeter par une des fenêtres de l’hôtel. Il a le passeport de Brice à la main (pour identifier à qui était le sac), on est soulagés, on le remercie, on le wai.
On regarde si tout est là. Passeport, cartes bancaires, papiers, appareil photo. Il nous manque 70$, heureusement que Brice n’avait pas plus de sous dans son sac.
Et puis l’appareil photo est cassé. Le boitier est partiellement fendu et déformé.
Premier test, il semble qu’il fonctionne encore.

On se rassure rapidement. C’est fou !
Et puis, on discute entre nous, la réceptionniste nous explique qu’il y a un réseau de vidéo-surveillance, mais qu’elle ne sait pas l’ouvrir.
On décide d’aller tous les 3 voir les flics (Perrine nous souligne que c’est aussi ça la bourlingue). Il manque des sous, mais ça pourrait surtout être utile pour l’assurance pour l’appareil photo, peut être… et puis faisons confiance à la justice.

Direction le commissariat, Brice y fait sa déposition, puis on nous emmène dans un autre bureau. Des inspecteurs vont immédiatement prendre le relai et aller faire un tour à l’hôtel (efficace la police à Bangkok !).
On se retrouve tous les 3, assis sur les mobylettes derrière 3 inspecteurs, ils ont la classe nos Starsky et Hutch nourris au pad thaï. Le seul flic anglophone de l’équipe, une fois changé en civil, arrive en VTT, tong et short à l’hôtel.
Le proprio de l’hôtel nous emmène visualiser, avec les inspecteurs, les caméras de vidéosurveillance. Quelle heure ? avant ? après ? c’est vous qu’on voit là ? avance un peu ? encore ? STOP ! Là. C’est mon sac. Change d’angle. Et ce mec, oui, il prend mon sac. On est dans l’enquête, on se croirait dans Engrenages.
Arrêt sur image, les inspecteurs prennent l’écran en photo, une fois, deux fois, et l’envoi à celui qui est resté en bas.
3min. après, ils reçoivent un coup de fil. Le suspect sort de l’hôtel, il sort de l’hôtel.
Ils descendent et partent, en scooter, l’intercepter.

On se retrouve donc rapidement devant ce monsieur, un français…. (fait ch***). Il ne parle pas bien anglais, donc Brice doit traduire ce que le policier lui dit.
Une personne, qui vous ressemble, aurait pris ce sac… Sur les caméras, on voit cette personne, qui vous ressemble, ressortir de l’hôtel sans le sac. Mais on a retrouvé le sac, dehors, jeté par une fenêtre… etc…
Nous allons devoir allez vérifier votre chambre, et voir si nous trouvons le t-shirt, que la personne qui vous ressemble, portait aux moments des faits…
Si cela s’avère être vous, vous risquez un procès, un retour en France immédiat, votre ambassade sera au courant et une interdiction à vie de séjour en Thaïlande…
Donc nous, on traduit à la lettre… étrange situation.
Le mec essaye de s’expliquer, s’embrouille et s’emmêle les pinceaux dans ses mensonges.
– Mais je l’ai monté chez moi pour vérifier à qui ça appartenait, puis après je l’ai juste remis à sa place ! – à sa place sur la chaise ? – nan, je sais plus, je l’ai laissé tomber au milieu de la cour…  Finalement quand on lui explique qu’il y a tout sur les bandes, il admet en français avoir volé le sac, piquer les sous, et jeter le sac par la fenêtre.
Ce qu’on retraduit, dans l’autre sens, à l’inspecteur.

Retour au commissariat, le voleur, Brice et l’équipe de police. Et s’engage des explications.
Le commissaire, grand mec baraqué, explique les conséquences d’un procès à « notre » voleur, et prend Brice à part.
Bon, voilà : on peut envoyer le mec devant la cour, mais ça nous fait beaucoup de boulot, il vous faudra revenir pour témoigner, mais vous pouvez réparer ça à l’amiable, c’est cool aussi, on sera témoin. Mais la décision revient entièrement à Brice.
De retour devant l’assemblée, Brice fait un superbe plaidoyer pour défendre le mécréant.
Que voler 70$ ou 10000$ ça reste du vol, c’est pas bien, mais que la sanction est importante, et puis que ce n’est pas un si mauvais bougre, il a juste pas eu l’intelligence de penser aux dégâts en jetant le sac par la fenêtre…
Puis, négociation entre compatriotes (refait ch***), et compromis : 400€ et on efface l’affaire… mais « notre » brigand veut être sûr que tout sera cleared.
On est d’accord, ça arrange tout le monde, et ça fera un morceau d’appareil photo (et nous rend bien sûr les 70$).
Retour des policiers à l’hôtel, pour ramener le pauvre frère de ce mec. C’est lui qui doit payer. L’autre n’a pas les sous. Et ils sont, tous les deux, mis à la porte de l’hôtel avec tous leurs bagages sur le dos.
Dommage pour son frangin, bien fâché contre son délinquant de frère.
Photo devant témoin de la compensation financière rendue et on est tous « libérés ».

En 4h, l’affaire est réglée. En France, ils auraient pris la déposition et basta. Ça a le mérite d’être efficace, quoique assez impressionnant.
On reste fâchés de se dire qu’il est français… Quelle image ça montre de la France… encore une fois!

Il est 20h, et on a faim.
On part donc déambuler dans le marché de nuit de l’autre côté de la rue, s’alléger les esprits.
On a l’embarras du choix en matière de goût, et on jettera notre dévolu sur une bonne pierrade thaï, jus de fruits frais… avant d’être surpris par un gros orage tropical.

Le lendemain, on part se balader au grand marché du dimanche. Un marché énoooooorme « le plus gros du monde ». On y trouve de tout. Des animaux bizarres et rares (serpents, gros lézards, caméléons, lapins de 100kg, poissons, hiboux et marmottes, …), des fringues (heureusement qu’il y a beaucoup de marchands de tongs, celles de Marion ont lâché juste à l’arrivée au marché), des souvenirs, des babioles, des bricoles, des stands de nourritures, …
De quoi y passer de nombreuses heures.
DSCF1790 DSCF1791On revient ensuite dans le centre, et on remonte l’avenue Sukhumvit (grande artère de Bangkok), toujours impressionnés de cet urbanisme d’empilement et d’imbrication, les autoroutes et voies ferrées urbaines, les immenses centres commerciaux.
DSCF1803 DSCF1863 DSCF1874 DSCF1864 Stitched Panorama Stitched Panorama DSCF1885 Stitched PanoramaPour terminer la journée, un massage des pieds, et un petit pique-nique sur notre terrasse : brochettes, nouilles et sticky rice glanés au marché de nuit.

Perrine part demain matin, tôt. On était heureux de voyager avec elle, de se retrouver, d’avoir partagé ces moments « sur la même longueur d’onde ».
Quand tu veux, on recommence !
Nous quitterons Bangkok en même temps qu’elle.
C’est la fin des vacances.
C’était une jolie parenthèse en famille.
La bourlingue reprend son cours. Ça va faire drôle de se retrouver de nouveau que tous les deux.
Marion redoute un peu… mais pas bien longtemps, en ligne de mire, le Myanmar et ses paysages magnifiques… on n’est pas lassés.

 

 

 

 

Dans l’enfer de la jungle

J1 – Joyeux Noël
DSCF1326 P1000585 DSCF1335 DSCF1342 DSCF1348La dernière heure de train n’en fini pas. En début d’après-midi, on arrive enfin à la gare. Stitched PanoramaOn se dirige chacun vers notre hôtel. Perrine, Lucas et nous partagerons deux chambres dans le basic petit hôtel de notre premier séjour à Bangkok. François et Nadia seront dans l’hôtel plus confort, la porte à côté.

On est installés dans une rue calme, ce qui semble être chose extrêmement rare dans cette ville d’autant plus que nous sommes en plein centre. DSCF1368Au pied de l’hôtel, il y a une petite dizaine de roulottes bui bui pour notre café frappé du matin, riz sucré gluant, gelée de coco, le tout bien plié dans une feuille de bananier, et fruits frais (ananas, papaye, pastèque)… petit déj’ en terrasse en pleine ville sans trop de bruit, ça nous plait bien.

L’après-midi même, on se détache du groupe pour aller récupérer notre visa pour l’Inde (bureau ouvert entre 16h30 et 17h30, il faut bien viser !).
Merci PèreNo pour ce joli cadeau ! Valable pour 6 mois, double entrée ! Je crois qu’on va bien en profiter !

Et parce qu’on a décidé de bien faire les choses pour Noël, on passe la soirée dans un bon resto’, au 22ème étage d’une tour, avec jolie vue sur la ville, et cadre plutôt cosy et agréable, une salle à manger que pour nous, et un maître d’hôtel aux petits oignons. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu ça, c’était le bonheur.
Bon repas thaï, saveur, épices, citron, mangues,… Menu dégustation (« pour vous il y aura tous ces plats mademoiselle ! »), on ne se refuse rien !
C’est également notre premier réveillon sous 30°C… ça fait drôle… !

J2 – Des canaux et des temples
On part se balader dans le vieux Bangkok. Depuis chez « nous », c’est accessible par un bateau-métro-super-rapide-sur-le-canal.DSCF1529 P1000610 On longe – très rapidement – les quais, les habitations en bois, toutes bringuebalantes des quartiers populaires. Et progressivement, on quitte les grands immeubles, le métro aérien, pour retrouver une vie sur un niveau. Un poil plus calme et silencieuse.DSCF1531 DSCF1534

À Bangkok, il fait très chaud et on est bien contents de longer les murs des temples pour profiter d’un peu d’ombre.
C’est l’heure de la prière au Wat Suthat.DSCF1416 DSCF1381 DSCF1401 Stitched PanoramaDSCF1403 DSCF1405 Stitched PanoramaDes litanies bouddhiques enivrantes envahissent le temple rendant palpable la ferveur des fidèles agenouillés devant un énorme Bouddha doré.

On s’engouffre dans les ruelles et nous sommes contents de pouvoir faire partager cette vision du voyage. Un voyage dans le quotidien des Thaïlandais, la découverte de la vie de quartier, les canaux, les obscures petites échoppes, les machines à laver et les fontaines à eau en libre-service, et les marchés de rue où le livreur de pains de glace doit se frayer un chemin entre les stands de fruits, de salade (de papaye !), de brochettes de porc au caramel ou de nouilles et les étals de poissons et de viandes posés à même la glace… et toujours les gens au sourires plein de bienveillance.DSCF1387 DSCF1390 DSCF1430 DSCF1431 DSCF1432 Stitched Panorama DSCF1438 Stitched Panorama DSCF1450 DSCF1455Après un bol de nouilles frites (et un petit café), on poursuit notre balade en se dirigeant vers le quartier chinois.

On tombe sur un immense bazar, un souk bondé, dans lequel on peinera à se faufiler, profitant de nombreuses petites échoppes pour les souvenirs de chacun. DSCF1463 Stitched PanoramaEntre temps, on réussi à perdre Lucas, qui, après 15min de recherche, était bien heureux de nous revoir !
Retour à l’hôtel pour lui, Nadia et François.
Perrine et la bourlingue continuent de flâner dans les petites rues, pour rentrer à pied.DSCF1480 Stitched Panorama DSCF1491 DSCF1502 DSCF1503 DSCF1513 DSCF1521 DSCF1524On est tous claqués.IMG_6772

J3 – Choix multiple
Ce matin, c’est boutiques pour Lucas et Nadia et temples pour François, Perrine, et la bourlingue.

On resaute dans un bateau direction le Wat Phra Kaeo. DSCF1544C’est LE gros temple de Bangkok, le Versailles thaïlandais. Et il y a foule. À l’arrivée, Brice et François doivent aller louer un pantalon tandis que Perrine récupère une chemise de nonne (pas de jambes ni d’épaules nues devant Bouddha). Bien couverts sous un soleil de plomb, nous voilà prêts.

Comme explique le Routard, on ne sait pas « si c’est somptueux ou incroyablement kitsch ». Quoi qu’il en soit, c’est hyper coloré, mosaïqué, sculpté et décoré.Stitched Panorama P1000632 P1000636 DSCF1559 P1000642 Pas trop de cohérence de style, c’est très chargé, saturé, compact… beaucoup trop d’informations, il y en a partout !DSCF1578 P1000648 DSCF1591 P1000651 Stitched PanoramaDSCF1574DSCF1596 DSCF1605 Stitched Panorama DSCF1614 P1000666 DSCF1629 DSCF1636 P1000693 Stitched PanoramaOn a les yeux qui scintillent (ou qui piquent!). Une ribambelle de morceaux de miroirs, une cascade de faïences, une abondance de dorures, des toits qui se superposent, les tuiles de couleurs (comme à Dijon ?), les sculptures, des rebiques, …
C’est peut-être un peu trop, non ?
Mais cela reste très très impressionnant.

Les pieds las, on se trouve un bui bui barbecue pour le midi entre Giraudol sur une placette au calme.

On se balade dans les ruelles, tournant à droite puis à gauche, sans pression, simplement au hasard de nos envies.DSCF1537 DSCF1652 DSCF1656 DSCF1660Et on retrouve Nadia et Lucas pour aller se balader rapidement dans le quartier indien. Encens, tissus colorés et bijoux. DSCF1662 DSCF1667Ça sent le voyage… ou le Xème arrondissement !… Ce qui est sûr, c’est que ce sera bientôt « en vrai » pour nous, inch’ Allah.
On rentre à l’hôtel, encore bien fatigués de cette journée. Cette ville est éprouvante. Bien plus éreintante que les villes chinoises qui ne sont pourtant pas en reste.DSCF1677

On méritera bien de s’offrir une séance de massage ! Enfin ! Une heure de massage des pieds/épaules/cou.image-6e26856561f86bb30a72d7b45cd6dfce00b4be5ffe979bbdd228f8ae4761c3b3-VOn hésite entre la détente complète, les petits fous rires de chatouilles et la bonne rigolade lorsque Lucas se fait maltraité par sa masseuse. C’est en tout cas, bien mérité (pas le sort de Lucas !), après nos longues journées balades sous la chaleur de Bangkok.
On finit la journée dans un bon resto, dernier dîner tous ensemble chez Jim Thompson (ou Tom Sawyer, on ne sait plus), une des dernières maisons traditionnelles thaï en teck, îlot de quiétude dans la jungle urbaine.

J4 – Allez, encore un.
Direction le Wat Pho, un joli temple dans lequel repose un grand Bouddha allongé recouvert d’or. DSCF1703Pour y arriver, on emprunte le Skytrain, le métro aérien, qui nous offre une vue en hauteur de Bangkok en serpentant au raz des buildings ou en longeant les quelques grands parcs de la capitale.
Puis on prend un bateau sur le Chao Phraya, fleuve au trafic chargé et bruyant.Stitched Panorama DSCF1687De part et d’autre, la ville défile, alternant grandes tours et petites baraques en bois de guingois (les stygmates de la grande inondation de 2007 n’ont pas toutes été effacées). À moitié effondrées, ces dernières tentent de lutter contre les vagues engendrées par le trafic incessant des tonitruants long tails, ou autres ferrys débordants.

Le Wat Pho est situé dans un parc, entouré d’arbres et de stupa. Le grand Bouddha allongé en est l’attraction phare mais une fois qu’on s’en éloigne, les touristes se font rares. DSCF1690 P1000738 P1000740Le calme reprend sa place. La balade est agréable. Les stupa sont très colorés et chargés de faïences fleuries et géométriques.DSCF1688 DSCF1723 DSCF1731 DSCF1744 DSCF1752

Resto’ sur les rives du Chao Phraya.Stitched PanoramaBrice et Perrine vont visiter le Wat Arun à 200 m, de l’autre côté du fleuve.
Un petit bac et nous sommes au pied d’un stupa de plusieurs dizaines de mètres de haut, symbole du la ville et tout recouvert de faïences (…faites à partir de bols cassés rien que pour l’occasion !!).DSCF1766 DSCF1775Pendant ce temps François, Lucas, Nadia et Marion passeront brièvement par le marché aux fleurs avant de rentrer à l’hôtel…
C’est la fin des vacances.

Un dernier petit café, le taxi arrive. On charge Berthe et Greta dans le coffre.
Embrassades et au revoir difficiles (mais ça, c’est privé aussi…).
Le taxi s’éloigne, Papa, Nadia et Lucas à bord.

On est plus que 3, Perrine part demain.
C’est alors que…

Tuk tuk et mojito pour l’apéro

Ayutthaya est l’une des anciennes capitales du Royaume de Siam. Riche d’environ 400 temples, en plus ou moins bon état, la ville sera une bonne halte pour quelques jours de repos, visites, siestes et jus de fruit.

J-1 – Réveil matinal à Hua Hin pour la famille, on doit prendre un premier minivan pour Bangkok, puis un second pour Ayutthayaaaaaa. Ça n’est pas hyper confortable, surtout assis à l’arrière sur les amortisseurs usés mais ça satisfait au plus grand nombre.
En décidant de ne plus aller à Sukhothai, on se rend également compte que les diverses réservations d’hôtels qu’on avait effectuées pour Ayutthaya et Bangkok ne conviennent pas bien… Trop loin, pas assez, plus ou moins…
Bref, mauvaise organisation. Donc on essaye d’annuler toutes nos réservations pour faire « en direct », comme on connaît. Ça permet de mieux choisir avec les contraintes et envies de chacun pour avoir des voyageurs un peu plus « bourlingue » et des voyageurs plus « confort ».

À l’arrivée à Ayutthaya, une fois tout le monde « relogés », on part se balader. On découvre les premiers stupa en briques, les prang, les bouddhas vêtus de jaune safran, les morceaux de colonnes tombés à terre, les gros arbres et les mini temples accrochés, les tuk tuk du futur des années 70,DSCF0978 et puis des éléphants !IMG_6622 DSCF0845C’est énorme un éléphant ! La peau très dure, les pattes qui semblent toutes molles, la trompe aspirateur…
Jolies rencontres et les yeux brillants comme ceux des enfants devant ces animaux hors norme.DSCF0847 DSCF0849

Et soirée dégustation à un festival de culture thaï. Musique, spectacle, jus de fruits, viandes grillées et sticky rice.
Jolie immersion, on est contents de partager ce moment ensemble.DSCF0860

J2 – Le lendemain, on se retrouve après le petit dej’ pour un tour en tuk tuk. À 6 dans ces petites voitures à 3 roues, on est bien calés.DSCF0891Conduit par le sosie de Steven « Cigale » (mais c’était il y a longtemps), on se faufile pétaradant dans la ville en direction du Wat Yai Chai Mongkhon. DSCF0917 IMG_6643 Stitched PanoramaStitched PanoramaLe site est bien préservé. On y trouve le grand chêdi central de 60m de haut, un grand Bouddha allongé les pieds tout dorés …mais dans quoi il a marché ?, une cours intérieure avec 180 petits Bouddha bien assis bien sages qui contemplent le chêdi.IMG_6635 DSCF0929 Ça sent l’encens, ça sent la ferveur, de nombreuses personnes viennent ici pour prier, faire des offrandes et appliquer une petite feuille d’or sur les Bouddha, ce qui peut parfois leur donner un aspect assez original de « lépreux d’or ».DSCF0951IMG_6662

Steven Cigale nous retrouve et on se dirige ensuite vers le Wat Phanan Choeng d’inspiration chinoise. Les couleurs saturées des colonnes et les représentations de dragons le font bien remarquer.Stitched PanoramaÀ l’intérieur, un grand Bouddha assis de 19m de haut. Nous, on se déchausse pour entrer, marchant silencieusement à l’intérieur, écoutant le moine marmonner devant un ensemble de fidèles. Offrandes et prières. On n’est pas seuls, mais cela impressionne déjà pas mal la famille.Stitched PanoramaEt tout autour, dans de petites niches dans les murs, 48000 mini-Bouddha protègent le Grand.IMG_6651

On prend un petit bac pour traverser le canal.DSCF1001 DSCF1004 Mais il est 13h, et il fait bien chaud.
Retour à l’hôtel pour François, Nadia et Lucas, sieste et piscine.
On continue de se balader un peu avec Perrine,DSCF1021 IMG_6653avant de finir, nous aussi, au bord de la piscine de l’hôtel deluxe potatoes de François et Nadia (parce que Perrine, Marion et Brice, dans leur petite auberge… n’ont pas l’eau chaude).
Bui-bui un peu enfumé dans la rue pour le diner, ça n’a pas forcément fait l’unanimité, mais on est contents qu’ils aient essayés (mais on ne les y reprendra pas !).

J3 – Petit tour en tuk tuk du matin – mais sans Steven Cigale – pour aller au marché flottant.
DSCF1041 DSCF1040DSCF1034 IMG_6656Il n’a finalement de flottant que les petites herbes et plantes aquatiques. On est loin du charme auquel nous nous attendions (pas comme à Amphawa).
Mais finalement, les maisons en bois sur pilotis sont jolies et toutes imbriquées et il n’y a personne. Les boutiques de souvenirs sont là pour occuper et la balade sera très calme.IMG_6660

Le tuk tuk nous redépose vers le temple du Grand Bouddha et le Wat Phra Ram.DSCF1049Les 3 chêdi, bien alignés rappellent la majesté du lieu. Il n’en reste pas grand-chose, et pourtant ces architectures sont imposantes et impressionnantes. Petit croquis et balade tranquille sur le site.Stitched Panorama P1000371 Stitched Panorama DSCF1077 P1000379Et enfin, bui bui du midi (au marché de nuit… oui, il n’y avait pas beaucoup de choix), sieste et piscine, balade et piscine, balade, apéro et resto. DSCF1090Le programme est chargé : on a enfin réussi à terminer la 3ème et dernière livre de Comté.

J4 – Tuk tuk du matin.
Le Wat Mahathat, et sa tête de Bouddha coincée dans les racines, et puis les Prang de Wat Ratchaburana.DSCF1105 DSCF1116