Catégorie : Turquie

Un Tatvan en Auvergne

On quitte Diyarbakır pour Tatvan (à 1640m d’alt.) (oui, on y fera de nombreuses blagues !) et son Mont Nemrut, énorme volcan avec de grands lacs à l’intérieur du cratère.
On prend donc un bus, en début d’après-midi, ce qui nous permettra de contempler l’Anatolie, ses champs secs, et ses jolies collines.

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On demande au chauffeur du bus de nous arrêter à la gare de train. Comme c’est à Tatvan que le train (qu’on voulait prendre mais qu’il n’y a plus de place) monte sur le ferry pour traverser le lac, on voudrait leur demander les horaires des feribot.
On arrive dans ce qui semble être une gare. Il n’y a personne, ni au seul guichet, ni dans les bureaux, ni nulle part.

IMG_1161On trouve finalement un agent, on discute avec google translate, et il nous dit de revenir le lendemain vers 15h pour prendre le bateau.
On repart donc en direction du centre-ville, contents de se dire qu’il y a un bateau demain, malgré Bayram. (Ça y est, Ramazzan est terminé, maintenant c’est Bayram… ce qui semble être une grosse fête en Turquie où tout est fermé et où tous les Turcs partent en vacances, ce qui veut dire, pour les voyageurs que nous sommes : hôtels bookés, bus bookés, magasins et informations fermés !)

On entre chez un loueur de voiture. On voudrait aller visiter le Mont Nemrut, mais sans voiture, c’est impossible. On décide de se renseigner sur les prix, soit d’un taxi, soit de louer une voiture. Mais c’est Bayram demain, alors pas de voitures…
Il nous invite à s’assoir, on papote un peu, on lui dit qu’on cherche un hôtel pas cher… et finalement, il appelle le pote du pote du frère du pote… On discute avec google translate, et on est embarqué pour l’hôtel de la micro-station de ski du Mont Nemrut (à 2500m d’alt.). !et comme on est sympas (et peut etre un peu relou ou bons en négociations ?), ils décident finalement de nous monter gratuitement. On se laisse porter.
L’arrivée à l’hôtel est étonnante. C’est une « station » de ski, avec une seule piste, un seul télésiège, un seul hôtel…rien d’autre. L’hôtel est vide. Il y a juste le gardien, qui va hyper bien s’occuper de nous ; et nous, dans notre chambre deluxe potatoes, vue imprenable sur le lac Van (sans blague).

DSCF6682 IMG_4557IMG_1107 DSCF6691Petite soirée surréaliste, dans ce grand hôtel vide (il doit y avoir une quarantaine de chambres) juste tous les 3, et nos 2 tomates/salami/labne/pain (ambiance Shining !).

Le lendemain, réveil matinal pour profiter du Mont Nemrut. On part à 6h du mat’, pour grimper en haut du mont (3050m), et descendre ensuite dans le cratère (2250m).
On découvre un paysage tellement différent ! On a l’impression d’avoir fait un détour par l’Auvergne ! Le lac bleu, les collines vertes, les routes sinueuses et juste nous.
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4h30 plus tard, on est de retour à l’hôtel. Un kahvaltı de paşa nous attend. Et une voiture vient nous rechercher pour nous redescendre en ville…
Jolie parenthèse auvergnate, montagnarde, et un peu irréelle !
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On arrive finalement à la gare, on rediscute avec un agent, lui expliquant qu’on attend le feribot. Les bateaux appartiennent à la SNCF locale, ne transbordent que les wagons des trains arrivant de l’Est de Tatvan vers Van (sans blague). La ligne a toujours été pensée comme telle, voie ferrée – bateau – voie ferrée, c’est marrant ! (on est à Van)
Il nous accompagne de la gare, à la section de triage et à l’embarcadère, on se laisse porter encore une fois.
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Présentation de toute l’équipe du bateau, le chef de gare (et on a même droit à un billet de train !), les deux ingénieurs, les chauffeurs, le capitaine…Etc…
On a totalement quartier libre, on se balade sur le quai, prend des photos, on constate l’ingénieux système pour faire monter les wagons sur le bateau et on juge quel bateau semble le plus rouillés des quatre de la flotte… (on aura le numéro 2)
DSCF6820 Stitched Panorama IMG_1163Puis on largue les amarres avec 1 heure d’avance !
Comme on est les seuls passagers à bord, on est super bien accueillis et pour célébrer bayram, ils nous ont gavés de bonbec’!
IMG_1179On a le droit à un super tour du proprio’ : la salle de commande (avec les radars, la barre, le truc qui fait « gring gring » et qui dit « en avant toute » à la salle des machines…), le pont avec tous les wagons, arrimés de partout…(dur à croire qu’il puisse y avoir de la tempête sur ce lac), la salle des moteurs (avec les deux gros 8 cylindres diesel ; les 3 générateurs électriques, les boites à huile…etc…)… Brice prendra beaucoup de plaisir à « papoter » dans cette atmosphère bruyante, où ça sent le cambouis et le gasoil. Marion aussi (blague -> Van… !). On y boit même un çay, accompagné de poignées de lokum, bonbec’… Bayram oblige.
Stitched Panorama Stitched Panorama DSCF6872 DSCF6866 DSCF6861On finit notre traversée tranquillement, entre balade sur le pont, croquis, photos, étude du guide de l’Iran, contemplation, papote avec l’équipage, et rien…

DSCF6876 IMG_1188 DSCF6887 DSCF6886 IMG_1190 DSCF6900 IMG_1222Cinq heures plus tard, on arrive finalement à Van (sans blague), on observe les manœuvres du bateau pour s’aligner parfaitement avec les rails du quai.
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Et nous voilà de l’autre côté du lac, pour à peine 24h. Notre train de nuit pour Tabriz (Iran) est le lendemain soir.

Journée glandouille à Van. Marion s’entraîne avec son voile, Brice cherche des cartes de Tabriz.
Iran, nous voilà !

Note : en fonction de la qualité des connections internet, on espère que le blog pourra fonctionner au cours de nos séjours en Iran et Turkménistan… sinon, ça sera comme le mois d’Août en France : relâche !
 

À des années-lumière d’Istanbul

On poursuit notre route vers l’Est en direction de Mardin. C’est une ville en territoire kurde, dans laquelle cohabitent musulmans, chrétiens et juifs.

C’est un trajet un peu « galère », après un bus qui n’arrive pas et que personne ne peut nous dire pourquoi il n’arrive pas. Puis ce bus est finalement un mini-bus déjà plein, et il devait être direct pour Mardin, mais il ne le sera pas. On finira la route dans un autre dolmuş. Et en étant à la gare ce matin à 11h, on arrive finalement à bon port à 16h. Pour 190km ! On prend le rythme. Il fait trop chaud de toute façon pour aller vite !
Mais on n’est pas à plaindre. Le bus est plein de Syriens, qui retournent en Syrie… (on comprendra après qu’on a été déposés dans la ville d’à côté, pour que le bus se rapproche de la frontière à 20km seulement). On discute avec 2 personnes : « Aleppo »,  « journalist bang bang », l’un d’eux garde même le sourire en nous disant que sa ville est sous autorité de l’EIIL… pffff, on se fait tout petit avec notre bourlingue…

On arrive donc à Mardin, par 44°. Et hop, on part à l’assaut des ruelles, des escaliers, des mosquées, des églises ; la ville est construite à flanc de montagne avec vue sur l’immense plaine mésopotamienne entre Tigre et Euphrate.

DSCF6471 DSCF6479 DSCF6524Les maisons accrochées aux collines, avec les toits-terrasses, les paraboles, et citernes d’eau.
Et tous ces minarets et clochers…
Les cloches sonnent, les muezzins chantent…
Qu’est-ce qu’on se sent loin d’Istanbul, loin de nos repères, loin…

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Devant nous, la Mésopotamie, la Syrie et l’Iraq, Babylone n’est pas si loin… c’est tellement paisible ici…
Le temps s’arrête. On est bien.

Le lendemain, direction Diyarbakır, à une centaine de kilomètres au nord de Mardin, capitale du Kurdistan turc. Et il fait toujours chaud, mais peut-être bien qu’on s’y habitue… quoi que !

La ville est entourée d’immenses remparts noirs, et on part, à la découverte de ses ruelles, ses mosquées et églises en basalte. On change encore de style. C’est un peu plus massif, mais le basalte noir et les pierres blanches offrent un joli mélange.

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Cette ville est agréable. Il n’y a pas grand-chose à y voir, mais nos longues déambulations urbaines nous font découvrir les quartiers hauts en couleurs de la vieille ville ; voir des pastèques de 30kg, de visiter une église arménienne, …

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DSCF6663 DSCF6649 IMG_1049 DSCF6655 IMG_1062 IMG_1057 DSCF6660 IMG_1055 DSCF6659À plusieurs reprises, des vieux papys nous indiquent les passages secrets d’une mosquée ou les rues à prendre.

DSCF6595 Stitched Panorama DSCF6616 DSCF6604 DSCF6620 DSCF6621Il y a, comme d’hab’, très peu de touristes, et on découvre des gens trop contents de nous dire bonjour…

On se rend compte aussi que notre super vocabulaire turc est mis à mal… Et c’est en kurde qu’on nous parle !

Harran grillé

Les bus pour le Sud-Est de l’Anatolie étant pour la plupart complets, on a donc été contraints de se rabattre sur une compagnie de bus de second rang… et surprise ! En arrivant sur le quai, nous étions entourés d’hommes, ouvriers ou paysans… Marion sent les regards appuyés ; il y a à peine une demi-douzaine de femmes dans tout le bus… ça sent pas très bon, car si nous avons eu le privilège de prendre une douche avant notre départ, cela n’a pas été le cas de tout le monde à bord.

…mais la nuit ne sera pas si mauvaise et on arrive au matin à Şanlıurfa.
Il est 9h, mais il fait chaud. Très chaud.

Cette région est connue pour être l’une des plus chaude d’Anatolie ; elle était autrefois aride, mais le projet gigantesque du gouvernement GAP a permis de modifier profondément l’agriculture, améliorer l’économie et la balance sociale dans cette région pauvre de Turquie…. grâce à la construction de plusieurs énormes barrages qui ont, au passage, submergé pas mal de villages.
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Bref, c’est impressionnant de parcourir cette région sèche sillonnée par quelques larges canaux d’irrigation et de nombreux aqueducs. Et surtout des longs champs verts de coton.

Nous arrivons donc à Şanlıurfa ; il y fait si chaud et sec, que ça en brûle les yeux (env.45°…)

DSCF6440On part se balader, bazaar aux senteurs épicées, des grappes de poivrons pendent aux dessus des étals, les échoppes des commerçants sont pleines à craquer ; le quartier des vendeurs de tabac, celui des couturiers, celui des forgerons, ou des menuisiers… cela pourrait ressembler à n’importe quel bazaar de Turquie à ceci près que les femmes sont désormais à 90% voilées ; on s’enfonce de plus en plus à l’Est et les gens y sont de plus en plus conservateurs (on trouve même des universités et des boulevards Erdoğan…) On entre aussi en pays Kurde… et la nourriture commence à prendre du piquant.

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Et pendant qu’on se boit des litres d’eau… d’autres font Ramazzan
Et nous, on apprend à transpirer… !

La ville est légendairement connue pour avoir été la capitale du Roi Assyrien Nimrod, et c’est ici que Abraham a failli passer sur le bûché pour avoir discrédité les dieux païens. Mais Dieu, sympa comme tout, ne voulant pas voir son fidèle prophète finir en kebap, a transformé le feu en eau, et les bûches en carpes ; c’est ainsi qu’a été créé le lac aux poissons de balıklı göl.
Et tout un super complexe medrese, mosquées etc… ça en jette, les pèlerins sont nombreux, les touristes turcs un peu moins ; et les étrangers se compte sur les doigts de la main.

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Pas loin de Şanlıurfa, se trouve l’incroyable site archéologique de Göbekli tepe.
Il s’agirait du plus vieux temple du monde dédié à une quelconque divinité.
Il y a 12 000 ans, l’agriculture n’en était qu’à ses balbutiements, l’écriture existait à peine (on y retrouve des traces des prémisses du sumérien, pensé comme étant la plus vieille écriture du monde), que les hommes du Néolithique ont construit ce site monumental avec des stèles de plusieurs tonnes dressées en haut d’une colline… plus de 6000 ans avant Stonehenge.

DSCF6332 DSCF6334Bon, sur place, la scénographie laisse un peu à désirer, et le nouvel abri déçoit un peu et n’autorise pas à faire de belles photos… mais c’est émouvant !

On a aussi profité de notre séjour dans cette région pour aller faire un tour à Harran, la plus vieille ville habitée en continue au monde (en Turquie !).
Départ très tôt en dolmuş, avec quelques villageois et paysans qu’on déposera en route aux bords des immenses coopératives de coton.
Et on a bien fait de partir tôt : on arrive à Harran à 9h30 et le mercure monte déjà à 38°C. Et puis la ville est certainement une des plus vieilles du monde, mais elle n’a surtout pas été modernisée depuis.
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IMG_0901 IMG_0905 DSCF6384 DSCF6387 Stitched Panorama IMG_0912 IMG_0907On se sent loin ! Des petites maisons en torchis, des routes en terre… peut-être au pays Dogon, ou quelque part en Afrique. Et personne n’a la folie d’être dehors bien entendu.
Là encore, seulement deux voitures de touristes turcs… et nous… on a bien fait de voyager ici pendant Ramazzan… et en plein été !

On trouve aussi les ruines de la plus ancienne mosquée du monde de Turquie…

DSCF6410 DSCF6412 DSCF6420 DSCF6425 IMG_0914La ville est belle. Et dire qu’on est à une quinzaine de kilomètres de la frontière Syrienne.
Cet endroit nous donnerait envie d’aller voir de l’autre côté…

Jusqu’au bout…

De retour à Ankara pour finaliser les visas chinois et ouzbek ! On peut dire qu’on les aura bien mérités ces visas !

LUNDI
Étape 1 de la journée : payer le visa chinois, « Faciiiiile !!! »
On part en direction d’une HSBC (la banque de l’ambassade de Chine) pour y faire un paiement de 60$ pour nos 2 visas chinois.
Une fois à la banque, on apprend qu’elle n’a pas de dollar, on part donc à la recherche d’un distributeur de dollars (en Turquie, c’est assez fréquent de trouver des distributeurs d’Euros, Livres et Dollars). Bien sûr, on n’en trouve pas. On finit donc dans un bureau de change.
60$ et puis s’en vont !

IMG_4475Retour à la banque. La fille commence à rentrer nos noms, et nous dit Do you have a tax number ?
Bah non, c’est quoi encore ce numéro ? On comprend juste qu’on n’est pas turc ou résident, et qu’on a besoin d’un tax number….qui s’obtient au centre des impôts (de ce qu’on a cru comprendre). Dans un premier temps, elle nous dit « c’est à Kızılay »… sans autre indication ; on lui explique gentiment que si nous on lui disait « va trouver le centre des impôts, c’est à Châtelet » sans savoir parler un mot de turc ; c’est pas gagné ; elle cherche donc gentiment l’adresse.

On prend un bus, on cherche, on demande à 10 personnes… pour finalement arriver à 13h devant une fille incompétente, qui nous a trop gonflés, en nous expliquant qu’il fallait notre passeport. « Sauf que notre passeport il est à l’ambassade de Chine, mais qu’on doit payer pour le récupérer et que pour payer, il nous faut un tax number »
Mais elle, elle veut un papier de l’ambassade de chine et notre passeport… Bref, dialogue de sourds…

On repart blasés et forts énervés. On file dans une autre HSBC pour retenter le coup. Elle reprend nos noms, et…rebelote. Tax number. Mais elle est plus intelligente que sa collègue précédente, elle nous envoie au siège social de HSBC, à perpet’ bien sûr !!
On cherche le bus, on monte la rue, on la descend, on demande, … et on finit par prendre un taxi.

12ème étage d’une tour style « la Défense », on se retrouve avec un badge pour prendre l’ascenseur, et un mec de la sécurité nous ouvre la porte du siège social. On y va à tâtons, mais on essaye. On file les papiers, les 60$ dollars, on nous offre un lokum et 2 justificatifs de virement plus tard, nous voilà fiers d’avoir enfin réussi à payer ! et sans tax number, sans numéro de téléphone, adresse en Turquie…! trop simple !
Le mec de la sécurité nous raccompagne, offre à Marion un petit ballotin de lokum, et hop, on s’en va !

Il est 16h, on a juste mis 5h à payer ce visa… on est claqués et on a mal à la tête !

Étape 2 de la journée : acheter un billet de bus pour Şanlıurfa, notre prochaine destination dans l’Anatolie du Sud-Est .
Achat réalisé relativement rapidement, après avoir remonté les 70 comptoirs d’agences de bus de la gare d’Ankara (oui parce que tout le monde a décidé d’aller au même endroit au même moment – la fin de Ramazan approche – et donc plus de tickets dans les grosses compagnies de bus).
On a donc 2 places dans un bus de nuit pour Şanlıurfa, à quelques 850km d’Ankara, soit 12h de bus mardi soir.

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Étape 3 de la journée : acheter le billet de train Malatya (Turquie) – Tabriz (Iran).
On file donc en direction de la gare de train et comme pour parfaire la journée galère, le mec nous explique que son ordi à un problème et qu’il ne peut pas accéder aux réservations…
« Inch’Allah demain »… Ok… Inch’Allah demain

MARDI
Étape 1 de la journée : récupérer notre visa chinois.
Direction l’ambassade pour la 3ème fois, avec notre reçu HSBC. La fille nous reçoit, on attend 5min, et sans un sourire (qu’on aurait su apprécier vu les galères auxquelles on a eu droit avec ce visa), elle nous rend nos passeports, visas collés à l’intérieur et au revoir !
On ressort rapidement, trop contents de cet autocollant et même un peu étonnés. Ça y est, on a 3 mois pour entrer en Chine et pour y passer 30 jours !
Victoire number one !

Étape 2 de la journée : récupérer notre visa ouzbèk, maintenant qu’on a récupéré notre passeport.
Direction en vitesse l’ambassade d’Ouzbékistan.
Le consul nous reconnaît, et nous dit : « problem…bank.. »…
Oh non, ça recommence !
On attend 20 min, Monsieur le consul revient avec un turc ; il nous accompagne nous soulager de nos deux fois 80$ (car lui a un tax number !)
On revient à l’ambassade, et TAC ! 5 minutes plus tard ; le visa est collé dans notre passeport !
Victoire number two !

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Étape 3 de la journée : acheter les billets de train pour l’Iran.
On arrive à l’heure de la pause dej’, on nous demande de repasser plus tard, on va donc se faire un tavuk kebap. À notre retour au bureau des billets internationaux (où personne ne parle anglais) on demande nos billets.
Ce train, on en rêve depuis le début du voyage, 36h à traverser la Turquie (depuis Malatya, 3 jours depuis Ankara), le wagon restaurant ; le çay en regardant le paysage anatoliens défiler ; arrivé au lac Van le train monte sur un ferry pour la traversée ; et enfin passage de la frontière dans la nuit et tout… ça nous paraissait super cool…d’autant plus qu’il n’y en a qu’un seul par semaine… le début de l’exotisme !
YOK !… quoi ? comment ? hein ? Y’a pas ? complet le train ? et sur toute la ligne ?…
Nous sommes bien dépités… on aime bien les trains nous (l’un plus que l’autre c’est vrai).
Tant pis, pas de feribot avec le train dessus, pas de çay la tête collée au carreau…

On est déçus, mais on sait rebondir ! Il y a un autre train pour passer la frontière… moins fun, moins long, plus loin à l’Est… mais bon… c’est mieux que rien… et puis ça nous fait arriver deux jours plus tôt en Iran (et comme on a des dates fixes pour l’entrée/sortie en Ouzbékistan et ça nous arrange un peu…)
Et puis, on aime beaucoup la Turquie… mais à un moment, il faut couper le cordon !

Alors voila, récap’ :
Mardi 29 Juillet, départ pour l’Iran ; on pense y passer le mois auquel notre visa nous autorise… mais on verra en fonction des conditions climatiques…
Début du mois de Septembre, passage en Ouzbékistan (sous réserve de l’obtention du visa de transit Turkmène).
Fin Septembre, on entre en Chine par l’Ouest, et le pays ouïgour.

Inch’ allah !

On peut enfin se carapater l’esprit tranquille !
Le voyage reprend, à nous le grand Est !

 

 

 

 

Vacances à la mer

Pour fuir la capitale, on s’est carapaté à 3 heures au nord d’Ankara, à Safranbolu (capitale du lokum !).

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C’est une petite ville, avec de vieilles jolies maisons ottomanes en bois et comme c’est Ramazan, des touristes, il n’y en a pas trop ; et on est contents.

Stitched Panorama Stitched Panorama IMG_0747 DSCF6010On habite dans le quartier historique dans une bicoque ottomane avec du parquet qui craque tout tordu et une mosquée sous notre fenêtre (ajoutez à cela un muezzin zélé, et vous vous ferez une idée des nuits charmantes qu’on a eu !)
Donc jolie petite bourgade, des vieilles maisons, dans des petites ruelles pavées.
On a retrouvé l’habitude des çay-croquis-tavla. Et on s’habitue à marcher en plein soleil à 13:00 par 37°… (Iran, on arrive !)

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Puis on a rencontré Manuel et Nathalie et Jules, trois français en vacances et avec qui le courant est bien passé ; ensemble nous sommes allés à Amasra au bord de la mer Noire.

DSCF6093DSCF6079 DSCF6086Une jolie petite île plus ou moins fortifiée au bout d’une péninsule…
Autour de la ville, les montagnes, les arbres, c’est vert ; et on s’y baigne. Très peu de touristes étrangers, encore une fois plutôt des locaux.

IMG_4463 IMG_4466 Stitched Panorama DSCF6108 Stitched Panorama DSCF6121C’est le dernier bain de mer pour nous avant… avant plusieurs mois ; car nos prochaines destinations sont loin d’être des paradis balnéaires (Iran, Turkménistan, Ouzbékistan…)
Mais on en a bien profité, surtout de la plage ; alors que Marion papotait avec Manuel et Nathalie; Brice et Jules ont construit le plus beau et le plus gros château de sable de toute la plage… et c’était facile car si il y a une forteresse à Amasra, les châteaux de sable sur la plage semblaient hors du commun aux yeux des petits turcs ébahis et de plus en plus nombreux autour de l’édifice à mesure qu’il prenait de l’ampleur (bon… ça reste un château de sable!!) Donc, c’était marrant de voir que ça faisait des émules autour de nous, et que certains enfants venaient nous préter (une toute petite) main forte.

IMG_0784 IMG_0783Bon, Brice s’est récupéré un bon gros coup de soleil « abstrait » dans le dos à cause du mauvais étalage de crème solaire de Marion… et surtout, des énormes courbatures derrières des cuisses ! Et ouais, c’est sportif les châteaux de sable ! (deux jours après il a encore mal)
On passe la nuit à Amasra (à côté de la mosquée…).
On mange du poisson, bord de mer oblige ! Bon, on est déçu…parce qu’en Turquie, on fait frire le poisson! Et le bon poisson tout frais de la Mer Noire, … il arrive frit dans l’assiette en petits « nuggets » !
Et retour le lendemain à Safranbolu.

On en a aussi rofité pour aller visiter un petit village pas loin : Yörük Köyü.

Stitched Panorama DSCF6137 DSCF6156Nous y sommes allés en dolmuş avec des papys et des mamies ; lors du trajet et suite à l’accueil qu’on a reçu au village, on a été très heureux de retrouver la gentillesse, et la bienveillance des Turcs.

Tout le monde répondait à nos bonjours par des sourires et des hoşgeldiniz (bienvenus) ; les petites mamies aux pieds des maisons, le marchand de fruits et légumes, les deux trois passants… Un petit village tout calme.

DSCF6169 DSCF6161 DSCF6146 IMG_0815 IMG_0807En se baladant dans la rue, on est invités chez Osman, un gentil turc du village, à venir visiter sa maison-musée. Il nous offre des fruits, on « papote » un peu, il nous explique la maison, ses grands-parents, … Petit moment improbable ! C’est chouette. On repart le ventre rempli (on a mangé des quetsches !) et un bracelet-souvenir pour Marion !

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On a pris aussi un peu de temps pour préparer notre fin de séjour en Turquie, avant l’Iran. Retour à Ankara dans 2 jours, pour récupérer nos visas Chinois (si tout va bien) et Ouzbék… On vous racontera !

Ankara’f

On se refait donc une jolie nuit dans un bus, direction Ankara.
Au programme : visa pour la Chine et pour l’Ouzbékistan.

On arrive vers 9h à Ankara, notre hôte vient nous chercher à la gare. Trop cool ! (il s’avèrera que c’est peut-être la personne la plus seule qu’on ait rencontrée… ce qui vaudra également de looongue soirée…)
On dépose nos sacs chez Ümit donc, on « papote » 3 min, on se prend un petit café de bienvenu, et on file au consulat de l’Ouzbékistan. On s’était rencardé auparavant sur les papiers à fournir : juste une copie du passeport, une photo (non voilée pour Marion) et un formulaire à remplir. Facile !
On arrive au consulat, on doit remplir le formulaire, mais il n’est que sur internet, on est donc accompagné dans une micro boutique/papeterie. Le patron a un ordi… on doit attendre un quart d’heure que son fils revienne, pour allumer l’ordi et lancer internet… et qu’on puisse remplir notre demande.
Vingt minutes plus tard, toutes les cases sont remplies correctement (bon, on s’est inscrit comme scientifique ! c’était ça, ou retraités ou personnel politique ou chauffeur de transport commercial ou leader religieux ou athlète… le choix des professions est un peu restreint) Va pour scientifique !
On retourne au consulat, et on nous dit qu’on nous appellera d’ici une petite semaine, pour récupérer le visa !

On sort de l’ambassade, content d’une affaire rondement menée. Et on se dirige vers l’ambassade de Chine (qui bien sûr, n’est pas à côté). Il est midi lorsqu’on y arrive, et bien sûr, c’est fermé. Et ça réouvrira lundi (on est jeudi)…
On trouve tout de même le « sous-consul » qui travaille au service des visas et qui nous explique tous les papiers à apporter : copie des passeports, copies des précédents visas chinois, 2 photos d’identité,https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0  lettre d’invitation, relevés de compte en banque avec au moins 2500€ dessus, itinéraire détaillé en Chine, copie des billets d’avion, copie des réservations d’hôtel pour la durée du séjour, et …. justificatif de résidence en Turquie !

Et voilà ce qui pose problème ! Depuis peu, la Chine n’autorise plus ses consulats à délivrer des visas aux non-résidents…

On va à l’ambassade de France qui n’est pas si loin à vol d’oiseau, mais deux collines plus tard… c’est la pause déjeuner, bon, il faut revenir à 15h (!?! C’est un banquet ?)
On rencontre alors une dame ; elle nous dit que l’ambassade ne fait plus ce genre de papiers pour ses ressortissants. « Et vous ne pourriez pas nous faire un papier disant que vous ne faites plus de papier ? » …  mais nan, elle ne veut pas…
« Les jeunes, maintenant, vous voulez tout voir, voyager partout »
Ce qu’elle nous conseille plutôt, c’est de « rentrer en France, y faire son visa, et prendre un billet aller/retour de Charles-de-Gaulle pour 3 semaines de vacances en Chine. » … ben oui mais nan… Peine perdue.

On passe le week-end à peaufiner notre dossier chinois, à imprimer tous les papiers soit à peu près un petit centimètre de papier par personne. Mais on va tout de même se balader dans la ville, se boire du çay.
Et lundi matin, à la première heure, on est devant l’ambassade de Chine.
Et on est rapidement refoulé : il nous manque ce papier attestant notre résidence en Turquie. On discute 3 min avec le « sous-consul », et il nous accorde une faveur ! il veut bien se satisfaire d’une attestation de citoyenneté !
On repart donc rapidement en direction de l’ambassade de France, et on demande au poste de contrôle d’entrée, de voir la personne responsable des passeports et tout !
« euh monsieur … comment vous dire, c’est le 14 juillet aujourd’hui »… pfff…ok…on reviendra demain… On avait totalement oublié ! enfin, on savait que c’était le 14, et qu’on était en Juillet… mais bref… On se refait donc une journée glandouille dans Ankara.

Et mardi matin, rebelote ! On part en direction de l’ambassade de France, et on redemande à voir la personne en charge des passeports et état civil. C’est bien évidemment la même que la semaine dernière, elle se rappelle de nous, on lui explique qu’il nous manque juste un papier qui atteste qu’on est français… on la supplie, on lui raconte, on lui fait les yeux doux, … et elle nous dit « ok, je ferai juste un papier qui dit que vous être bien les détendeurs de vos passeports et carte d’identité avec une Marianne » !!
Et voilà ! 15 min plus tard, on repart en direction de l’Ambassade de Chine, tous fiers de notre papier.
La fille de l’ambassade de Chine nous fait rapidement comprendre que notre papier en français, elle s’en fiche, et qu’il faut qu’on aille le faire traduire…
re-pfff…
Elle finit par passer un coup de fil au « sous-consul », et le regard dur et fâchée, elle prend tout de même notre liasse de papier !
Mais que de stress ces visas ; rien n’est encore joué : si on ne reçoit pas de coup de fil de leur part d’ici lundi prochain, on a « le droit » de faire un virement à la banque et de repasser le lendemain chercher nos visas…
D’ici là… mystère!

Bon, on a aussi pris le temps pour visiter un peu Ankara, pas vraiment intéressante cette ville, pas très cohérente, avec des grands immeubles moches, des grandes routes, du trafic, des otobus, des dolmuş, des taksi jaunes, des voitures…et tout ça qui klaxonne.
Marrant d’y trouver cependant une vieille ville avec une citadelle (et une jolie mosquée aux poutres de bois et aux murs de briques qu’on semble être les seuls à connaitre)…DSCF5885 IMG_0697 DSCF5852 DSCF5865 Stitched Panorama

Et à Ankara, il y a surtout Anıt Kabir : le mausolée d’Atatürk !
Les statues et monuments sont sobres dans la veine de l’architecture de la fin des années 30, des murs lisses, de la pierre nue, aucune fioriture ; mais de grandes colonnes qui s’étirent vers le ciel ; et dans l’ombre – comme pour contraster avec la luminosité intense de la vaste esplanade vide au dehors – on tombe dans un sanctuaire républicain aussi haut que large où trône un énorme cénotaphe de plusieurs tonnes. Avec inscrit sur les murs des discours de Mustafa Kamal, le père de la Turquie moderne.

DSCF5916 DSCF5972 IMG_4395 DSCF5951 Stitched Panorama Stitched PanoramaIMG_0717 IMG_4378https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0https://www.youtube.com/watch?v=diZ-yxb7yt0Les enfants en T-shirt Atatürk se font prendre en photos, à la boutique souvenir, on trouve de tout : porte-clés, cravate, cahier de coloriage, pendule… ça nous rappelle un peu le mausolée du Mao-mort à Beijing… mais avec un tout petit peu plus de goût. Puis un musée qu’on ne parcourra qu’en partie, pour voir le chien empaillé d’Atatürk, la voiture d’Atatürk, les livres que lisait Atatürk, lui sur son bureau, lui qui regarde au loin, lui avec sa toque sur la tête, lui en cire pour les photos… Tout ça avec une lumière tamisée pour ajouter à l’aspect solennel. Nous ça nous fait quand même rigoler ; tout comme les petits soldats qui montent la garde sans bouger dehors en plein soleil avec leur casque en plastique, qui crient et qui marchent au pas – Marsouin !

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Hop !
Nous on se barre en vacances, on quitte Ümit, direction Safranbolu, puis le nord…Et on croise les doigts !

Note : Pour tout le fan-club de Bertan (que nous avions rencontré lors de notre premier passage à Istanbul) ; il vit désormais à Ankara, il a trouvé un nouveau job, il va bien, et il se fiance le 26 Juillet !
Ça a été très cool de se recroiser… encore une fois, simple…

On a préféré aller à Batoumi

On s’apprête à entamer nos premières démarches administratives VISA ! On a de la chance finalement, puisqu’après 4 mois de voyage, c’est seulement maintenant qu’on va commencer à se prendre la tête sur la bonne taille des photos, le nombre de photocopies du passeport, les lettres d’invitations, les fausses réservations d’hôtels, etc !

On part donc en direction de Trabzon, au bord de la Mer Noire, à quelques 1200km d’Istanbul, pour une visite au consulat d’Iran, qui a la bonne réputation de délivrer des visas dans la journée !
On saute donc dans notre bus à 15h à Istanbul, et 18h plus tard, nous voilà, un peu claqués (!) à la gare routière de Trabzon. On se dirige directement à l’hôtel, on pose notre sac, et hop, on repart au consulat. Il est 8h, raté, ça ouvre à 9h30.

Bon, on se prend un thé, on émerge un peu, on vérifie qu’on a les papiers, les passeports, …
9h30, les portes s’ouvrent !

On a la chance de faire partis des 6 premiers arrivés. Les autres attendront dehors… et alors que seulement 10 personnes feront des demandes de visa ce matin, la 11ème personne est priée de revenir le lendemain… « c’est assez pour aujourd’hui ».
Bref, on est donc dans le consulat, avec 2 polonais, 1 allemand et 3 japonais.

Le mec du consulat examine nos passeports en détail, vérifie que tout est correct avant de nous faire remplir un papier, avec toutes les informations nécessaires « qui, quoi, quand, où, pourquoi ». On s’applique. L’ambiance n’est pas non plus hyper décontractée à l’intérieur !
Le papier rempli, on lui redonne, il vérifie… ça semble bon.
On passe donc l’étape 2 : les empreintes. Quelle chance !
On commence par un pouce droit, bien posé sur l’encrier bleu… puis l’index, le majeur, l’annulaire et le dernier. Et on recommence avec la main gauche.
Ok, super, j’ai de l’encre plein les bouts de doigts !
Ah, mais c’est pas fini ! Maintenant, c’est au tour des 3 phalanges des doigts ! Bon, on appose nos jolies empreintes, les mains bleues… il nous file une lingette pour s’essuyer… ça étale plus que ça nettoie ! Puis on retourne s’asseoir.

On attend qu’un autre mec examine notre dossier.
Il ouvre son store derrière la vitre, nous appelle.
Premier contrôle du passeport, c’est celui de Marion. Il lit, regarde, ..ok, …ok, …ok, … ok, c’est bon !
woué !
Et puis c’est au tour de Brice.
Il lit, regarde, …ok, …ok, …et s’arrête.
Brice a déjà un visa iranien dans son passeport (qu’on pensait que ça aiderait !), et le mec commence à nous expliquer, qu’on doit demander un numéro.
Pfff, tout s’écroule !
Parce qu’un numéro, c’est un truc obscur que tous les voyageurs redoutent. Il faut passer par une agence, qui doit monter un dossier, et envoyer au ministère des affaires étrangères à Téhéran … qui valide ou pas… Et tout ça prend bien sûr une quinzaine de jour…

On tente donc de comprendre pourquoi le fait que Brice ait déjà un visa complexifie la tâche… On n’aura pas de vraies explications, juste « you need a number » (c’est tellement français de vouloir savoir « pourquoi ? » !)
On sort donc notre deuxième carte : le second passeport de Brice ! Tout vierge, tout beau !
On est un peu fier de ce rebondissement !

Le mec, derrière sa vitre, semble un peu perturbé…mais pas longtemps non plus !
On lui dit de faire alors le visa sur le nouveau passeport, on oublie l’autre…
…Il réfléchit, examine tout ça, et nous dit que ça n’est pas possible parce que le nouveau n’a pas le tampon d’entrée en Turquie… !

On retente une discussion, mais c’est peine perdue. On annule pour aujourd’hui la fabrication du visa de Marion, et on ressort un peu dépités (et toujours fatigués).
Retour à l’hôtel pour chercher sur internet une agence, combien ça coute, combien de temps ça prend, … pffff, minimum 10 jours ouvrés…et en plein Ramadan !

Et puis, dans un éclair de lucidité de Marion, on se dit « ah, mais il veut un tampon d’entrée en Turquie sur le nouveau passeport, … Allons à Batumi (en Géorgie), et on tamponne sur le nouveau passeport ! »

Nous voilà donc, plein de motivation (mais toujours fatigués), repartis pour la gare routière ! Batumi n’est qu’à 150 km d’ici, ça nous coute 30 euros l’aller/retour, mais peut-être un visa ensuite !

Bon, le bus mettra 3h30 pour y aller, et comme il n’a plus d’essence et qu’on le suspecte de vouloir faire le plein en Géorgie, il ne met pas la clim’… il fait donc 31° dans le bus. (On rappelle qu’on n’a pas eu le temps de prendre de douche, ni de manger. Qu’on a déjà fait 18h de bus, et qu’on a mal aux fesses d’être assis !)

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Nous voilà à la frontière, on sort du bus (woué, on va marcher un peu !), on passe le checkpoint de sortie de la Turquie, on tamponne l’ancien passeport de Brice. On continue et voilà le checkpoint d’entrée en Géorgie. Et on tamponne le nouveau passeport de Brice !
Et nous voilà en Géorgie !

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DSCF5644On attend le bus, qui est sensé nous emmener jusqu’à Batumi. On attend, 5 min, 10min, un quart d’heure… mais pas de bus !
On demande à deux géorgiennes qui étaient avec nous, elles ne savent pas trop (ou on ne se comprend pas trop)… Il est 16h, le dernier bus pour Trabzon est à 18h, on est claqués, on a chaud, et faim, et on n’a pas de sous géorgiens… On repasse donc la frontière dans l’autre sens, et un tampon de sortie de Géorgie sur le nouveau passeport, et le tampon d’entrée en Turquie sur le nouveau passeport, nous revoilà en Turquie !

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Et 3h de bus plus tard, nous voilà à Trabzon, avec plein de nouveaux tampons !
Journée bien remplie, douche, repas et çai, et au lit !
On verra demain ce que le monsieur derrière sa vitre nous dira !

Le lendemain matin : de bonne humeur, propres, brossés et reposés, nous voilà devant le consulat à 9h ! La fille nous voit arriver… « you need a number »…oui, mais nous on a eu une autre idée !
On voit le monsieur derrière sa vitre, et on lui tend le nouveau passeport tamponné. Il examine, feuillette, …tourne les pages…et on lui dit, « voilà, un passeport sans visa iranien, mais avec le tampon de la Turquie ! »
Et nous dit, un peu contrarié « Je vous ai dit d’aller sur internet, pas d’aller à Batumi !! »

On essaye de lui dire que c’est pareil, que le passeport de Brice est désormais le même que celui de Marion, qu’on va perdre du temps à demander un numéro, que ça coute cher de passer par une agence, que c’est que pour du tourisme, que l’autre passeport c’était pour le travail, qu’on aime bien les Iraniens, que « pleaaaase » trois fois, …

Il referme son store et nous fait patienter 20min. Il revient, on rediscute, « pleaaaaase », et dans un petit soupir, il dit « ok » !
En 3 minutes, on avait récupéré un papier avec le numéro de compte du consulat pour aller faire un virement et on nous dit de revenir le soir à 16h30 !

Thank you, teshekür ederim, Motshakeram, thank you…. On file à la banque !
2×75 euros plus tard, à la terrasse d’un café, on se pose pour profiter de notre victoire !

Il est 13h, on part manger puis on décide d’aller visiter une autre Aya Sofia, elle aussi ancienne église et convertie en mosquée.

Mais en chemin, alors que nous étions presque arrivés, 2 femmes nous sautent au cou : les Géorgiennes de la veille ! Elles sont hyper contentes de nous voir, nous prennes dans les bras, nous propose de boire un coup ; « c’est-à-dire que on doit visiter Aya Sofia et puis après le visa… » ; elles n’entendent rien, et en 2min, on est embarqués bras dessus/dessous, pour prendre un café géorgien chez l’une d’elle (qui apparemment est très différent du turc….mais on n’y croit pas trop !)

Nous voilà donc assis sur le canapé, chez Suza, qui ne parle pas anglais, mais turc et géorgien et Maya qui ne parle pas anglais, mais turc et géorgien ; mais on va s’en sortir… on ne sait pas trop comment !
Marion se voit offrir un bracelet par Natia, une de leurs amies géorgienne, et Suza nous demande de la suivre. Elle ouvre son armoire et sort un petit haut pour Marion, une chemise pour Brice. On essaye tout ça, elle coupe les étiquettes et hop, cadeau !!
On ne comprend rien de ce qu’il se passe : on est arrivés il y a moins de 10 minutes, et on voulait aller voir Aya Sofia (!). On est invités à dormir le soir, à aller à la plage avec elles, mais on doit retourner au consulat.
Le rendez-vous est quand même pris pour passer la soirée ensemble, à 20h au parc d’attractions !

Retour au consulat. On récupère ce premier visa pour 30 jours sur place ! (le français qui était avec nous n’a eu que 21jours… Comme quoi, ça peut aider d’être relou ou d’aller à Batumi!)

On repasse à l’hôtel, et hop, direction la foire ! Il est 20h, et comme c’est Ramadan, la foire semble fermée. Maya, Suza et sa fille (~12ans) Maria, et Natia sont là. On attend que l’iftar soit passé, et les lumières de la foire se rallument. On fait du manège, de l’auto-tamponneuse, de la grande roue pas si grande mais qui couine… on sait pas trop quoi se dire ; on commence à avoir faim.

IMG_0589 IMG_4338Maya a un ami qui passe nous chercher, dans un gros van Mercedes limousine ; musique à fond, coups de frein en rythme avec le tempo… ça les fait beaucoup rigoler alors qu’on roule à 100 à l’heure vers une destination inconnue… 40 km plus tard, on arrive dans un resto sympa, en bord de mer, il est 22h30 ; mais c’est ramadan, tout a déjà été bouloté !
On se fera donc des köfte, du poisson grillé… mais à 40km de Trabzon !
Retour à Trabzon ; on se dit au revoir sur la grand place… comme d’habitude, étrange sensation que de se dire qu’on ne les reverra certainement jamais (mais qui sait ?!)

On s’est couchés à 1h00 ; ravis d’avoir notre visa, d’avoir vécu cette rencontre improbable…
Allez, demain, on va essayer de se balader !

Trabzon n’est pas la plus jolie ville de Turquie mais il y fait bon vivre et pas trop chaud (les montagnes ici se jettent dans la mer).

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A quelques 40 kilomètres, à Sumela, se trouve un ancien monastère accroché à la montagne (et abandonné par les grecs après l’instauration de la République turque il y a 90 ans). Des jolies fresques un peu abîmées, des sapins partout, du vert, des montagnes… (Mais on est en Suisse ?)

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C’est joli, sans les touristes ça fait même un peu Seigneur des Anneaux.

On part finalement le soir pour Ankara, en bus de nuit : on est chaud pour boucler nos 2 prochains visas (Ouzbékistan et Chine) !

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Petit passage éclair à Istanbul.

Pas tant éclair que ça puisqu’on y a passé 5 jours… mais on y a rien visité, on s’est surtout reposé, fait pas mal d’administratif, puis aussi on en a profité pour voir (et se faire) des copains ! (car maintenant on peut dire qu’on a des copains à Istanbul !)

Mais pourquoi encore Istanbul ? Car c’est vrai que pendant le vol de « retour », on était un peu déçus de repasser au-dessus de Chypre, puis Silifke, le Taurus… on avait une désagréable sensation de retour en arrière dans notre voyage.
IMG_0545Mais voilà, le nerf de la guerre : ça nous coûtait moins cher de passer par Istanbul (tout comme cela nous coûtait aussi moins cher de quitter le Proche Orient depuis TelAviv) ; et puis Marion avait fait envoyer sa toute fraîche carte de plongeuse professionnelle chez un ami à Istanbul… et puis enfin, peut être que finalement, inconsciemment, on avait envie d’y retourner …

Et ce retour à Istanbul, 3 mois plus tard (déjà !), nous a ravis !
Nous avions tout de même pris nos précautions, on avait cherché des logements dans le quartier de Kadıköy du côté asiatique (anatolien comme on dit ici) ; un super quartier un peu branchouille, un peu populaire, et central car à deux tours d’hélice de la rive européenne (européenne comme on l’appelle ici!)… Ça nous a rappelé « notre » Xe arrondissement parisien.

Et malgré un premier hébergement un peu crassouille ; on a rectifié le tir et profiter de l’hospitalité de Gülçin et Sehran (la page des rencontres a d’ailleurs été mise à jour). Leurs potes nous ont super bien intégrés. On commence la soirée dans un bar au 4ème étage, puis on va dans une boite … quand on en ressort à 3h30 du matin, la rue Istiklal est toujours aussi bondée : Incroyable !
_SCF5625 IMG_4316 IMG_4317On en a profité aussi pour revoir Üfük, qu’on avait rencontré à Ayvalık, alors que Marion réalisait son baptême de plongée. Il était très sympa, et comme pour acter notre obligatoire rencontre prochaine ; on avait fait livrer la carte de plongée de Marion chez lui. Petite soirée foot / midye (des moules farcies qu’on grignote au coin des rues) / kahvenargile. Encore une fois, on a bien papoté, on a pas vu le temps passer ; et ça nous a fait du bien.
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Et puis, à deux reprises, petites soirées avec Hacer la pote de Perrine la sœur de Marion l’amoureuse de Brice.
Super sympa de voir sa vision des choses, elle a le sens critique et le recul plein de pertinence d’une Française née de parents turques qui vit désormais à Istanbul. Là encore papote – nargile – köfte – Marmaray (sorte de métro-RER sous la mer de ….Marmara bien sûr) et bière sur les toits de Kadıköy …

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Donc pas du tout de visite cette fois-ci, on a plutôt vécu Istanbul comme des Stambouliotes : on a pris le vapur pour traverser le Bosphore tous les matins (parfois plus tard quand même), on s’est bu des petits verres sur les toits terrasses dominant le Bosphore ou la rue Istiklal (on va voir si y’en a qui suivent !), et à 3 heures du matin, quand il n’y a plus de bateau, plus de métro, on a pris le dolmuş qui va se perdre dans les embouteillages du pont qui enjambe le détroit pour nous ramener chez nous.

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Administrativement, on a subi quelques déconvenues (cependant attendues), dès le jeudi matin, nous nous sommes présentés – au cas où – bien avant l’ouverture au consulat de la république islamique d’Iran pour y faire notre demande de visa… mais le cher fonctionnaire ne veut rien entendre (et n’a d’ailleurs même pas jeter un œil à nos passeports). Donc comme nous en avions convenus, nous irons faire notre demande de visa iranien à Trabzon (meilleur endroit d’après les forums internet du monde entier).

On a aussi fait les magasins et Marion s’est acheté de nouveaux vêtements (ouaiiiiii !!!!) pour être bien couverte pour l’Iran (ooooooohhh…).
On a trouvé LA librairie anglophone qui vend TOUS les lonely de la planet ; et on a donc une belle version du guide pour préparer notre séjour en Iran…

Le dress code, le guide… il ne manque plus que les visas !
C’est donc partie pour 1200km et 17 heures de bus pour Trabzon, en Mer Noire oriental ; on croise les doigts.

On laisse Istanbul derrière nous, on se rend compte qu’on se sent bien dans cette ville et parfois on s’y projette même. On verra, pas pour l’instant, c’est trop tôt… mais pourquoi pas !

 

Le Père Fouras attend le bateau

On a quitté Antalya et ses hordes de touristes russes aux peaux écarlates.

Après une bonne dizaine d’heures de bus de nuit, on arrive à Kızkalesi ; à 430 km plus à l’ouest d’Antalya , et pas trop loin de Taşucu, notre port de départ pour Chypre.
Il est 8h du matin quand on arrive, on a un peu honte d’aller tout de suite à notre hôtel demander notre chambre (on a quand même rien dormi dans le bus, et une bonne douche serait bienvenue), on se fait un petit kahvaltı en voyant la ville se réveiller. Finalement, on est super bien accueillis, comme à l’accoutumé et cette fois-ci on « s’embourgeoise » : on est dans un hôtel 2 étoiles !…mais à la vue des cadavres de moustiques écrasés sur les murs, on comprendra vite à quelle sauce on sera mangé les deux prochaines nuits.
Bref, la ville n’est pas super jolie : une plage de sable fin, des hôtels, du béton, pour plein de touristes… mais que des Turcs ! Et là, on est plutôt contents de notre coup ! D’autant plus qu’avec la nouvelle coupe de cheveux de Brice, et notre bronzage (!), on passe presque pour des locaux !

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La ville possède aussi deux châteaux, dont un posé sur l’eau à 200m de la côte encore plus beau que Fort Boyard mais sans le Père Fouras dedans.
Et puis dans le coin, il y a pas mal de sites archéologiques ou naturels… Mais comme les ruines, on en a marre, on est allés voir des grottes…

D’abord la grotte de l’enfer et du paradis ; un gouffre de 100 mètres de profondeurs avec une basilique en ruine au fond (pffffff) et une large grotte au plafond de 40 mètres de haut, et au fond de laquelle on entend gronder une rivière souterraine-la mythologie parle du Styx !
Puis la grotte de l’Asthme, encore plus impressionnante… bon après ça reste des stalagmites/tites…et tout et tout… mais c’est très beau !

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On est aussi allés voir Alam Kayalar, un site incroyable. Il y a 2000 ans, des types ont trouvé trop cool de sculpter dans le granit des représentations de leurs défunts contemporains… sauf qu’ils l’ont fait sur les flancs de falaises… et comme c’est extrêmement peu accessible par nous (et nos super chaussures de rando’ semelles Continental® qui accrochent trop bien), on s’imagine qu’il y a 2000 ans, avec les outils, et en spartiates, ça devait pas être facile. En contrebas : au moins 101 mètres de falaises à pic ; des passages verticaux (et cette fois ci, rien à voir avec la vallée des papillons de Faralya, y’a pas de cordes pour s’accrocher)…les jambes tremblent, mais très très belle récompense… et bien entendu, personne…
Alors ? ils sont où les bus d’Allemands d’Antalya ?!!

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Analyse ethnographique intéressante : le dimanche de notre arrivée, de nombreuses familles sont sur la plage… on a noté que si les hommes vont gaiement se baigner en maillot (souvent en groupe de mecs), une très grande majorité des femmes se baignent habillées, soit avec un short et/ou un T-shirt au-dessus de leur bikini… quelques-unes bronzent ou se baignent en bikini… mais toujours en groupes de filles ou accompagnées de leurs maris…

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On va ensuite à Taşucu pour prendre le feribot pour Girne en République Turque de Chypre Nord (état non reconnu par la communauté internationale… sauf la Turquie).
Pas de bol, notre bateau a été annulé, on est donc bloqué une nuit ici.
Ça sera une journée à arpenter cette toute petite ville portuaire, l’autre pour déambuler dans la grande ville du coin Silifke… on développe notre habilité à tuer le temps.

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Ce soir après un dernier dîner dans une « cantine » … on a pris le gros batô ! Un gros RO-RO avec plein de place dedans.

DSCF3390 IMG_8932 Stitched Panorama DSCF3408Demain, on arrive à Chypre ; on espère pouvoir passer dans la partie sud et rentrer dans l’UE vers midi…. Inch’ Allah !

 

 

 

Çıralı Antalya

On s’installe pour 3 jours à Çıralı. Petit village niché au creux des montagnes au bout d’une route, en bord de mer… Il n’y a pas grand-chose à faire ici, à part quelques randos. On est encore sur le « chemin de Lucien ».
Mais on n’avait pas prévu que le prochain village, que ça soit par la droite ou la gauche, se trouve à environ 20 km, et en chemin de montagne escarpé et très abrupte.
Autant dire que notre motivation-rando en a pris un coup.
Et puis, Marion un méga rhume, Brice sort du sien…
Donc, bon, on n’a qu’à se poser !
On va donc faire ça. Plage, amélioration du bronzage, optimisation de la crème solaire, lecture assidue de bouquins, mise à jour du blog, paperasse diverse et mails, achat en grande quantité de mouchoirs et paracétamol, tavla, jus d’oranges pressées, …
Gros programme.

IMG_3801 IMG_8667On va tout de même visiter le site d’Olympos, site antique caché dans la végétation. Brice chante la musique d’Indiana Jones pendant toute la matinée !
On longe une rivière, les centaines de grenouilles coassent. Ça change du chant des cigales. C’est pas mal non plus !

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On prend également du temps pour se faire un point planning et administratif :
Entre le Ramadan qu’on voulait éviter en Iran et Jordanie, les visas qu’on doit faire à notre retour en Turquie (pour l’Iran justement), le passage à Chypre qui est compliqué avec la zone Nord occupée par l’armée turque (et non reconnu par la Communauté Internationale et l’Europe), et que depuis la Turquie on ne peut que rentrer par le Nord, mais la République de Chypre (le Sud donc) considère cette entrée sur l’île comme illégale…
On se lance dans les forums de discussions de voyageurs, mails aux ambassades…etc.
Le Ramadan fin juin, le temps qu’on voudrait passer en Israël, le temps qu’on peut passer en Jordanie (visa de 15 jours)…
La maman de Brice nous avait apporté les guides d’Israël et de Jordanie.. Ça titille d’aller voir tout ça !

Puis, pour repartir du village, il n’y a qu’une route, et un dolmuş « attrape-couillons » qui coûte cher (l’équivalent de 10 euros pour 7 km…ils nous ont pris pour des Américains ou quoi ?). Alors, on se lance ! On se met sur le bord de l’unique route, et on stop ! Après une grosse dizaine de voiture nous passant devant, et nous recommandant de prendre le fameux dolmuş, un gros pick-up s’arrête ! Le conducteur, un pêcheur, est torse nu, en tongues, fenêtre ouverte. Il ne parle pas un mot d’anglais, mais comme d’hab’, les gestes et nos 3 mots suffiront pour se « comprendre » rapidement !

Arrivés en haut de la grosse route, type nationale, on doit récupérer un autre dolmuş. On pensait attendre longtemps, mais au bout de 3 minutes à peine, un dolmuş s’arrête ! (On se croirait dans Pékin Express quand on découvre, en montant dans le dolmuş, que les 2 touristes qu’on avait croisés en bas quand on faisait du stop et qui se sont fait pigeonner, arrivent après nous au bord de la route, et qu’il ne reste que 2 places dans le dolmuş… pour nous ! bref, interlude télévisuelle !)

Enfin, on charge nos sacs et « en route Simone », direction Antalya.

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On découvre une ville « moderne », avec un centre historique coincé dans les remparts. De jolies maisons de style ottoman, des petites ruelles, … et tout autour, des quartiers avec des « barres » pour les locaux ou pour les nombreux touristes (principalement Russes et Allemands) qui affluent à la belle saison.
C’est donc hyper touristique, on est un peu agacés que tous les 3m. au lieu de nous dire bonjour, on nous demande « hi, where do you come from ? », donc on répond les première fois « from France», et là : « ah, France, comment ça va ? » et s’en suit un « viens voir les tapis/la croisière/les sacs en cuir/ … » un peu intrusif.
Mais bon, ça fait partie du jeu !

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On découvre également une grande ville qui grouille de monde, de bus, voitures, … Avec un immense bord de mer ! À vrai dire ; on a préféré l’ambiance d’Antalya à celle d’Izmir…
On se trouve un appart avec Airbnb, un peu loin du centre, mais dans un quartier résidentiel accessible avec notre otobus. On a l’impression d’être locaux ! On se fait 4 lessives ! Fringues, sacs, chaussures, la totale !

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Brice s’offre un tour chez le kuaför (qui se prononce à peu près coiffeur et signifie… coiffeur), on va se faire nos courses au supermarché en bas, on hèle le bus dans la rue pour qu’il nous prenne, … Je crois qu’on devient turcs !
Nous partageons une soirée avec Abdullah, chez qui nous logeons. On se fait un resto’ tous les 3, et puis rakı (sorte de Pastis) sur le front de mer, sur décor de pleine lune et transat en attente… !

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Ça fait, aujourd’hui exactement 3 mois qu’on est parti, et on se réjouit de se dire qu’on a encore de jolies choses à voir, et découvrir ! et qu’on a envie d’aller les voir….ensemble !

 

 

 

Note du quotidien #1 :
Turquie : Brice « au » coiffeur.

3 mois que nous sommes partis, et en un trimestre les cheveux poussent bien. D’autant plus qu’on commence à se baigner, qu’on les arrose et qu’ils sont bien au soleil.
Je me décide à aller au kuaför.
Ici, il y a très souvent distinction entre les coiffeurs pour hommes (qui font barbier aussi) ou pour femmes ,et il faut donc habilement choisir.
Je rentre dans l’échoppe: « Merhaba, I want to cut my hair » avec deux doigts-coupent-fin sur les cheveux ; au cas où ma tignasse en vrac ne parlait pas suffisamment d’elle-même.
Petite « cape » sur les épaules ; jusque-là, ça ressemble à chez nous.
Puis le coiffeur appuie sur un bouton, et là tout le siège se met en branle. Plutôt que des massages, c’est plutôt comme si des centaines de vibreurs opéraient à tour de rôle un peu partout le long du dos et des bras… ça donne un peu la nausée…
Puis le coiffeur commence son œuvre, aux ciseaux d’abord ; puis à la tondeuse.
Puis il sort son beau rasoir, les rasoirs « à l’ancienne » hop hop, les finitions, dans le cou, le pourtour des oreilles. Puis brushing, les cheveux droits sur la tête !
Bon… je m’en sors pas troooop mal (avec tout de même une coupe de footballeur du Galatasarai)
Et puis autant en profiter, pourquoi ne pas profiter des talents de barbier, après tout ?
Je demande donc de faire « propre » (je demande mais serai-je entendu ?)
On sort le blaireau, on fait de la mousse… Re-petits coups de rasoir, sur les joues, dans le cou ; finition parfaite…
Puis le coiffeur sort une petite tige, la trempe dans un liquide, puis l’enflamme…. Et commence à l’approcher par à-coups de mon visage. Pourquoi ?!! à quoi cela sert ? ca sent le roussi…
Enfin, Le coiffeur ouvre un petit pot, y plonge deux doigts et badigeonne mon visage en me disant « mask ! » la clââââââsse :un masque !!
5 minutes plus tard, il me plonge la tête dans l’évier, le robinet à grande eau ; et ses grandes paluches me frottent vigoureusement la tête et le visage.
…mais je ressors tout frais, relaxé (et j’aime pas trop aller chez le coiffeur)… après plus de 45 minutes ! (et seulement 20 livres ~7€), et coiffé comme un turc!

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Fin de la note du quotidien #1 .

« Qui a Kaş-é son manteau ? »

Notre séjour à Kaş commence sous la pluie. Et comme tout jour de pluie, c’est le jour de sortie de notre super manteau imper’ de pluie..
Sauf qu’aujourd’hui, Marion se rend compte qu’elle n’a pas son manteau…parce que ce dernier est resté sous le lit, à Faralya… à plus de 3h de bus…

Résultat, on envoie un mail à notre hôte pour qu’il nous confirme qu’il a bien la veste…
Et 3 solutions s’offrent donc à nous :
– Aller la chercher, sachant que Kaş-Fethiye, c’est 2 grosses heures de bus, et ensuite il faut prendre un dolmuş, qui ne passe que toute les 2h, et qui met 1h pour monter…
– Demander à notre hôte s’il descend par hasard à Fethiye, ça nous ferait gagner du temps en aller-retour
– On a déjà vu des dolmuş faire office de « transporteur » de colis. Mais ça devient « risqué », il faut construire à distance une chaîne de personne qui transporterait la veste jusqu’à Kaş…

Après longues discussions (« allez, on laisse la veste… », « mais non… », « mais c’est loin… », « mais… », on regarde un peu le guide du coin, et on a vu un joli village qu’on aimerait bien aller visiter…mais il n’existe pas de dolmuş qui y vont, il faut soit prendre un taxi, soit y aller en voiture..

S’ajoute donc une nouvelle solution : la location de voiture !
Le lendemain, direction donc le loueur de voitures… il pleut encore beaucoup aujourd’hui…on se dit qu’on sera content de se balader quand même… Et même si on se fait une route aller-retour qu’on a faite la veille…(ça c’est pour se donner bon moral, parce que sinon, Marion est un peu fâchée de la situation!)
Nous voilà donc propriétaire, pour la journée, d’une magnifique Fiat Albea Essence (on a échappé à la Clio/coffre ou la Mégane/coffre) En même temps, c’est moche aussi !
Et même si la voiture ne coûte finalement pas trop trop cher, on va vite se rendre compte que l’essence est un poil plus chère qu’en France..
C’est ce qu’on appelle une journée non rentable !

IMG_8583 IMG_8577On arrive après presque 2h de route à Faralya, on récupère la veste de Marion, et hop demi-tour..
En plus la portion de route entre Fethiye et Faralaya (dont on avait parlé dans le post précédent) à flanc de falaise est encore moins rassurante sous la pluie. Pas de Glissière de sécurité, pas d’accotement, et de la largeur de deux voitures maximum. Et comme il a beaucoup plus la nuit précédente, plein d’éboulis (bouli bouli… mais sans écharpe rouge) sur la route. … et toujours les 300 mètres à pic de vide sur notre droite.

Après avoir eu l’opportunité d’éclabousser quelques gros anglais en passant dans les flaques d’eau à Ölüdeniz (ouf qu’on a une voiture !), on s’arrête un peu plus loin dans un « bui-bui/route », au bord de la route donc. (Brice l’avait vu à l’aller et avait très envie d’essayer : double ouf qu’on a une voiture !)
On y trouve des köfte, sorte de boulettes de viande, des épis de maïs bouillis et du çai… les proprio’ (deux parents et leur fils) vendent aussi des tomates et de la pastèque qu’ils charrient dans une R12 break (…qui a été la voiture la plus vendue en Turquie)…enfin…quand des gens s’arrêtent… Ils ont été surpris tout de même de nous voir arriver.
C’est sûr que le décor mur en fer à béton (sans béton !), bâche, et barbecue sur roulettes n’est pas du plus chic (et ça fait des courants d’air !), mais on va passer un bon moment avec les « restaurateurs », assis sur des chaises en plastique le long de la nationale !… on ne s’est rendu compte que trop tard que nous n’avions pas pris en photo de l’endroit… dommage

On arrive donc à Kaş en milieu d’aprem, et direction donc le petit village joli…
Il y a plein de tombes de l’époque lycienne…(après le collège)
Un peu un village fantôme. On sent que quand les bateaux d’excursion accostent, il doit y avoir du monde ; mais aujourd’hui personne. Une impression un peu de désolation comme dans les westerns… mais sur la mer. On s’y ballade 2h, et retour chez le loueur de voiture !
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Le lendemain, on décide de retourner faire de la plongée. Kaş est considéré comme l’un des trois super spots de plongée de Turquie. L’eau y est turquoise, on va voir de belles choses !

On a tellement aimé qu’on fera finalement 2 jours de plongée – Marion en tous cas ; Brice a le nez bouché ! Avec au programme : poissons-trompettes, poissons de toutes les couleurs, maman poulpe enceinte, étoiles de mer, bancs de poissons argentés, et noirs, et gris, quelques amphores de l’antiquité et une épave d’avion de l’armée turque datant de la seconde guerre mondiale !

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On profite bien de ces journées plongées, avec encore un bel accueil de la team-plongée, qui s’occupe bien de nous !

… on commence à se dire que finalement, les gens nous aiment bien…

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Note 1 : Kapou-la-tâche plage: jolie petite plage cachée dans les méandres de la route du littoral.

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Sur la Route de Lucien

On continue de descendre la côte de la mer Egée. Et on approche du Lykia yolu (la Voie Lycienne), grand chemin de randonnée de plus de 500 km à travers les montagnes et la côte ; de renommée mondiale, ce chemin est classé parmi les plus beaux du monde. On décide de se « décrasser » un peu. Ça fait longtemps qu’on n’a pas marché.

Au début, nous hésitions à trouver notre hébergement à Ölüdeniz.
On y trouve un super lagon bleu, les guides et tout le monde s’accordent pour dire que c’est le plus beau du monde (concerto pour violon et pipeau en fond). Puis finalement, on a choisi Faralya, un peu plus loin sur la route au sud.
Oh la la !
On a tellement eu raison ! Notre bus de Köyceğiz s’arrête à Fethiye, et déjà la claque touristique avec des rabateurs pour telle ou telle compagnie de bus (oui oui, on vous racontera) ; on attend notre dolmuş,  et là, il est plein à craquer… de gros anglais pas contents qu’on les pousse dans les transports en commun (on pense aussi bien sûr au métro parisien) ; on se trouve tout de même 20cm² pour voyager. Mince, vont-ils tous à Faralya ? certainement : il y a des bus pour Ölüdeniz toutes les 3 minutes, et ceux pour Faralya seulement toutes les 2 heures… 20 minutes plus tard : ouf !!!! ils sortent tous, pour se précipiter dans les resorts, les villages vacances, les campings… d’Ölüdeniz !!
Le bus est vide, on jubile et on continue notre route.
Puis on s’arrête à Faralya, un minuscule village accroché à la montagne, perdu au bout de 15min de lacets à flancs de falaises vertigineuses qui plongent dans la mer turquoise !
L’endroit est incroyable : on a trouvé une pension de famille, en demi-pension. Il faut dire que parmi les 10 maisons qui composent ce village, il n’y a pas de resto. On se félicite d’avoir choisi cette endroit et de ne pas avoir choisir les capsules hotels du littoral !
Bref, donc, petite pension pour dormir, chez George. Et comme on est sur le Lycian Way , il n’y a que des randonneurs avec nous.
Ambiance « sportive », chacun échange sur sa randonnée du jour, à quel muscle il a mal, où il va aller demain, …

Pour nous, ça sera 2 jours de rando !
La première commence « simplement » avec la descente vers la Butterfly Valley.
Nichée dans le creux d’un canyon, une minuscule plage nous attend. Elle est juste 310m en contrebas de notre auberge, et le « chemin » est acroché à la falaise. Mais c’est notre cœur qu’il faut bien accrocher ; car le sentier est vertigineux ; à mi-chemin entre randonnée et escalade ; il est même explicitement parlé de suicide pour toute personne tentant de le parcourir par temps de pluie ou en tongs…
Il y des cordes à certains endroit pour descendre, lorsqu’on ne se met pas sur les fesses pour descendre une « marche »… Certains d’entre nous arriveront toutefois à vaincre et leur vertige et à être agréablement récompensée par un bain de mer ! On est 4 sur la plage !
Et puis, bien sûr, il faudra remonter ! (35 minutes pour remonter… alors que nous en avions mis 55 pour descendre)

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Autant dire que notre programme de soirée se limitera à une douche, une bière (c’est bon pour les toxines !) et un couché tôt !

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Le lendemain, on est reparti ! Direction Kabak, c’est à 10km, par un sentier accidenté le long de la côte qui monte et qui descend, et qui monte et monte et redescend un peu…
Mais pareil que la veille, une jolie plage nous attend heureusement à l’arrivée ! Quel plaisir de se baigner après 4h de marche !

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On rentre à l’auberge en dolmuş, puis douche / bière devant le coucher de soleil au-dessus de la vallée des papillons / coucher tôt !

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Note 1 : Le temps y est splendide, le linge plié mouillé à Köyceğiz fini de sécher sur le balcon.

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Des tortues et des impôts à Koyceğiz

Après nos quelques jours très touristiques, nous voilà à Koyceğiz, petite ville bien paisible au bord d’un lac. On se retrouve dans une énorme pension avec seulement… nous dedans. DSCF2832 On est parti se balader dans la ville voisine de Dalyan – pour y aller: un dolmuş plus un autre dolmuş, on devient forts comme des Turcs avec le système des petits bus locaux (comme vous le demandez, on vous fera un post avec ce genre de trucs de notre quotidien). La ville callée dans les lacis d’une rivière, à l’entrée d’une mangrove. On visite un peu, il y a d’étonnants tombeaux, sculptés dans la falaise. DSCF2850 Stitched Panorama DSCF2870 Puis on prend un petit bateau qui traverse la lagune pour rejoindre la plage et s’y « bacquer ». Ça fera du bien à notre bronzage qui pour l’instant n’est pas très uniforme. Apparemment, c’est LA plage aux tortues….mais on a vu aucune tortue… (encore un truc pour attirer les touristes !) Mais il faisait beau, les vagues étaient bonnes, et le sable pas trop chaud ! C’est notre premier bain de mer ! La saison du maillot de bain commence ! DSCF2876 IMG_8450 On n’a finalement pas fait grand-chose à Koyceğiz les autres jours… Il faut dire qu’il a plu 2 jours sur les 4 ! Mais on a une bonne connexion internet, qui nous a permis de passer une journée entière à préparer nos déclarations d’impôts. Belle journée ! Avec tout ce qui va bien : « t’as scanné ta déclaration de l’année dernière ? » « Combien je dois mettre là ? » « Faut que j’envoie un mail à ma banque… » « T’as compté tes charges ? » « Il me manque ce papier ! » « les jours à l’étranger » « tu mets où les dons ? » (bien placée celle là hein ?! 😉 ) Après ce dur labeur, nos 12 thés, et une bonne partie de l’après-midi devant l’ordi, on finit par aller se boire une bière et jouer au backgammon sur le front de lac. Oui, nos journées sont éprouvantes ! Mais c’est le 1er mai, on a le droit de faire le pont ! IMG_3725 IMG_3710 IMG_3713

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On a également la bonne idée de faire une lessive (on vous parlera aussi de ça)… qu’on a mise à sécher dehors.. Et qui n’a pas séché, vu la pluie qui est tombée! On remballe nos affaires mouillées dans le sac à dos, direction Faralya, pour 2 jours de rando’.

Efes, ça nous plait beau cul

Deux petits jours à Selçuk ; perdus dans la masse touristique venue par cars entiers visiter le site archéologique d’Ephesus (Efes en turc).
Comme d’habitude, les ruines, c’est pas ce qui nous branche le plus (même s’il faut avouer qu’ici elles sont un peu moins « cassées » qu’ailleurs).

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Et puis, on est finalement pas si mécontents d’être à Selçuk.

Ok la plupart des restaurants ont des menus écrits en anglais avant de l’être en turc ; mais la ville possède aussi un joli patrimoine (un peu comme le quartier de Saint Michel à Paris).
Les restes des piles de l’aqueduc servent de nid aux cigognes de retour en Turquie pour l’été ; ça rappelle l’Alsace natale de Marion (!!), une jolie mosquée avec une cour toute calme.

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Et puis, venir à Selçuk nous aura aussi permis de rencontrer Hayrettin, notre nouveau copain.
Alors que nous jouions pénards au tavla  (backgammon) en sirotant un thé entourés de papys oisifs, un vieux monsieur s’approche de nous ; commence à nous dire « dangereux, c’est dangereux ça ! » … on va finalement avoir un cours de stratégie de backgammon. (David, après plusieurs matchs, Marion affirme être meilleure!)
Puis on va continuer à papoter ;  il était autrefois guide germanophone, mais il parle un peu français grâce à de bons restes du lycée.
On lui raconte notre petite histoire, lui nous raconte la longue sienne qui a débuté il y a longtemps sur la rive bulgare du Danube. Mais il est turc, et en tant que guide il est fier de nous expliquer où il est bon d’aller… il jettera aussi un coup d’œil sur carnet de Marion ; le commentera de quelques mots d’une main tremblante… puis le reprend du début… on lui réexplique la fourmi, le marché, les pommes de terre, la mosquée…

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Mais la véritable raison de notre passage par le site ultra touristique d’Ephèse, c’est que la maman de Brice (et Anne Marie – qui fait partie de la famille) participe à un tour-organisé, accompagnées de toute une bande de copines. Après quelques ratés, on arrivera à les retrouver à l’entrée d’un des sites les plus visités de Turquie, où parmi les bus déchargeant un flot inimaginable de touristes, une toute petite madame Badol sautille comme un enfant en voyant son fils qui l’attend ; à suivre la visite du guide « casquette rouge » et même à se retrouver deux soirs.
Elles n’ont pas réellement le même rythme que nous, mais on sera heureux de dîner dans un  hôtel 5 étoiles ; avec des Français, des Allemands, des Russes, des Indonésiens, …mais pas de Turcs…
Ça nous fait une petite escapade « luxe »… même si on rentre ensuite dans notre petit hôtel à 15 euros la nuit, avec une piscine, … mais pas remplie d’eau… !

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On part ensuite en direction de Pamukkale.
Alors Pamukkale, c’est un ensemble de sources d’eau, saturées en sels minéraux et gaz carbonique. En se libérant dans l’air, le dioxyde de carbone fait précipité le carbonate de calcium contenu dans l’eau, qui s’accroche ensuite à la montagne… (petite interlude géologique).
Ça donne une énorme montagne toute blanche, comme de la neige. C’est assez impressionnant.
DSCF2705 - Copie DSCF2733 - Copie IMG_8424 - Copie IMG_3688 - CopieOn se déchausse, et c’est parti, on grimpe !
Au sol, l’eau coule et dépose le calcaire, en strates, veines, « coulures »,…

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Des sortes de bassins se remplissent de cette eau, qui prend alors une couleur bleue.  Le site a perdu un peu de son charme, puisque la masse touristique des dernières années à endommager certains bassins. Aujourd’hui, certains sont en béton, et même si le calcaire les a recouverts, cela donne un côté « faux »…
Indépendamment de ça, d’autres parties sont restées « authentiques », et comme elles sont un peu plus éloignées de l’entrée, les gens n’y vont pas trop… On en profitera donc, réussissant même à s’isoler pour admirer pleinement le site !

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On s’applique sur le cadrage, parce que sinon en vrai, ça donne plutôt ça :

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Voilà, nous n’y sommes finalement resté qu’un jour (moins de 24h) car :
– il n’y a rien d’autre à faire dans ce petit bled
– l’ambiance ultra touristique, on a pas trop trop aimé (cela reste un endroit très joli !)

Izmir, ça sent bon la lessive !

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Après notre séjour plongée/thé/café/petites maisons et jolies couleurs, nous arrivons à Izmir.
On ne nous avait pas prévenus que le quartier dans lequel on habite est construit à flancs de « collines », et qu’il faudrait constamment grimper des rues.

De manière générale, Izmir ne nous a pas enthousiasmés plus que ça.
La vieille ville ayant été ravagée par un gros incendie lors de l’indépendance de la Grèce il y a cent ans ; on n’y trouve pas le patrimoine qu’il y a à Istanbul.
Mais la population y est bien différente aussi. Bien plus ouverte, au climat plus sympa, plus méditerranéenne, on est surpris de voir qu’on vit plus dehors ici qu’à Istanbul.

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Cette ville est plus « ouverte » que les villes que nous avons visitées précédemment. Les mosquées sont moins nombreuses, les filles moins voilées et plus découvertes, et on peut fumer un nargile accompagné d’une bière…

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Le front de mer borde toute la ville et les pêcheurs amateurs y sont nombreux.

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On s’arrête au marché de notre quartier, où les légumes et les fromages s’empilent, les olives se s’amoncellent et nous, au milieu, à hésiter entre ces tomates là ou ces artichauts ci !
En fait, on va surtout passer deux heures à « croquer » cette vie de quartier assis à une petite table ottomane sur de petits tabourets ottomans, entre une petite marchande de beurre/œuf/fromage, d’un stand de choux et d’un autre de crêpes au fromage…Et cela fera partie de nos meilleurs moments du séjour. D’autant plus que notre oisiveté et plus particulièrement les croquis de Marion attirent les regards et la sympathie des marchands ; et poussent les gens à venir papoter avec nous… dans la limite de nos rudiments de turc et du langage des signes.

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À Izmir plus qu’ailleurs, les Turcs restent très fiers de leurs pays, et en particulier d’Atatürk.
On trouve son portrait partout : des guitounes à kebab jusqu’aux fenêtres des maisons… drapeaux, posters, son visage taillé dans la roche ou petites céramiques à son effigie… même des stickers de sa signature ! On ne rigole pas avec le fondateur de la république.

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Comme un poisson dans l’eau

On arrive à Ayvalık, petite ville tranquille, toujours au bord de la mer Egée qui produit beaucoup d’olives et d’huile.

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Notre appart’ Airbnb est immense. On va être bien installés ! Bon, à notre arrivée, il y avait eu une coupure de courant dans le quartier et on a mangé dans le noir… et puis rebelotte le lendemain soir…
Mais « à part ce petit désagrément » électrique, on capte internet… juste là….mais souvent pas du tout!
Enfin, on peut faire des lessives et entendre le linge sur la corde (de notre pack de survie) qu’on tend dans l’appart !
Et ouais, on est de vrais voyageurs maintenant !

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Les étroites rues pavés, aux petites maisons colorées et plantes en pots de toutes les couleurs nous offrent un cadre de vie tranquille et reposant. Les papys lézardent aux terrasses des bistrots ou devant les échoppes ; les tracteurs et les charrettes à cheval font concurrence aux vieilles mobylettes qui pétaradent. Mais globalement, ça ne semble pas perturber les chats et les chiens errants de fouiller les poubelles ou de faire la sieste en plein milieu des rues.
On s’habitue à ce rythme, du temps qui passe, simplement.
On se prend des thés, il fait beau, et on prend du plaisir à observer cette vie !
Les pêcheurs qui nettoient les calamars sur le quai, les sardines, les maquereaux, … !

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On profite de ces fameux kahvaltı, qui sont ces petits déj’ turcs ! ça nous fait un vrai repas (tomate, concombre, œuf, confiture, olives, miel, fromage…), et on goûtera simplement dans l’après-midi un simit, un kebak, un petit burek, un petit pot de maïs, … tout ce qu’on peut acheter dans la rue !

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On est gourmand (l’un des deux plus que l’autre) alors on se laisse vite tenter par la turkish street food.
On découvre aussi de très bons petits pains briochés : Levent, notre hôte, nous en a offert un matin. « Hummm, de la brioche ! Oh nan ! la mienne est fourrée aux olives et Toi ? …à la pomme de terre ! »
L’idée est bonne… mais avec des cristaux de sucre, ça serait meilleur !

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La Turquie fabrique du bon pain et des bonnes brioches. On est content de retrouver des « vrais goûts » de pain.

On passe du temps à regarder ce que mangent les gens, et au supermarché ce qu’ils achètent… Le rayons du thé est énorme, et les turques sont également friands de fromage… qui ressemble soit à de la Feta, soit à de la mozzarella. On teste, on goûte de tout !

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Encore une fois on est invités à manger un soir chez Levent et sa femme Nihal. On mange du poulet au barbecue et des petites boulettes de viandes (köfte), une sorte de salade de carottes au fromage blanc, un « taboulé » maison, et une purée d’aubergines froide. Le tout accompagné d’Ayran, qui est un fromage blanc mélangé à du lait et qui se boit pendant le repas, et de « feuilles » de pain (les dorüm).
Le repas est suivi d’un thé et de deux gros gâteaux en dessert ; puis on papote, la soirée s’étire, café turc, et lokum.

Grande première pour Marion qui fait son baptême de plongée (et surmontera sa peur pour passer sa « première étoile » de mer !). Après explications en turc, traduites en anglais et intégrées en français, la voilà prête à affronter les fonds marins au côté d’un instructeur ex-militaire qui la guide en allemand !
Brice retourne également voir les poissons après 3 ans d’inactivité sous-marine.

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On part une journée se balader à Bergama, grand site de ruines grecques ! Des temples, un amphithéâtre, une agora, …mais en ruine. On se prépare à la visite d’Ephèse, prévue la semaine prochaine.

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On s’émerveille encore de la gentillesse et de l’hospitalité turque : le chauffeur du bus – un vieux turc jovial – nous aperçoit aux abords de la gare routière et nous hèle ; le bus ne repart que dans 30 minutes, on n’a pas le temps de le reconnaitre et encore moins de préparer nos 3 mots de turc qu’il nous a déjà offert un thé, et nous quitte, nous faisant comprendre qu’il viendra nous rechercher au départ du bus. Ça semble tellement simple et convenu qu’on se sent un peu bête.
Le lendemain, au kahvaltı, un serveur nous offre un café et nous parle de foot, d’Ibrahimović qu’on ne connaît pas, et puis on nous sert la main en nous disant au revoir, on nous embrasse… et on nous offre même le bus !

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Dans la rue, dans les boutiques, au marché, sur le bateau, dans le bus,… le regard des gens que nous rencontrons est bienveillant… Nous avons de la chance !

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PS : Un truc TRÈS étrange à Ayvalık.
On se baladait dans la rue, vendredi à 17h00, et une musique sort des haut-parleurs municipaux. On y prête pas immédiatement attention… mais on se rend vite compte qu’autour de nous, tous les gens, piétons, automobiles, motos… tout le monde est arrêté. Tout se fige pendant une petite minute… nous aussi, on ne veut pas se faire remarquer… puis tous redémarrent ; les moteurs, les marchands des rues… comme dans un film, on était là encore abasourdis !

 

 

Pour répondre aux commentaires des gens se faisant du soucis pour notre ligne; voici la preuve que si nous aimons goûter ce que la gastronomie locale nous offre; nous prenons cependant soin de notre corps.

 

Bozcaada

Après le tumulte de la mégalopole, 3 jours sur une petite île, à quelques encablures du continent, sur la côte égéenne.

Après la nuit dans le bus, le feribot pour passer le détroit des Dardanelles ; on arrive par une fraîche matinée ensoleillé sur le ponton pour rejoindre l’île.
Petits çai au soleil avant de prendre le bateau qui nous emmènera sur notre petite île.

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Peut-être l’île est-elle submergée de touristes à la belle saison, mais on arrive pourtant dans un gros village qui mène tranquillement sa petite vie. On fait vite le tour du village (un peu plus de temps pour faire celui de l’île) ; on reconnait très vite les gens ; et même, on nous klaxonne et on nous salue dans la rue.

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La vie y est nettement plus paisible qu’à İstanbul. Rythmée par les arrivées et départs du ferry pour le continent. Un gros marché le mercredi, mais les gens restent cools.
Le marchand de pommes de terre et oignons – patatesçi deniz –  mettra 40 minutes pour monter son étal et y vider en vrac ses deux sacs de pommes de terre et son sac d’oignons. Ouf, il est presque 11h, c’est fait ! il peut se prendre un thé, il l’a bien mérité. Un premier client arrive : mince, la balance n’est pas sortie et encore moins branchée… la vie est cool ici… les gens prennent leur temps… et nous aussi.
À côté de lui, sur une table, un marchant dispose ses cartouches de cigarettes en pyramide.
Mais aujourd’hui, il fait beaucoup de vent ; et les boites tombent une fois, deux fois… trois fois le type n’est plus là ; il a laissé son stand seul pour aller chercher un thé ; quatre fois… mais chaque fois il réinstalle ces paquets de cigarettes de la même manière ; et à chaque bourrasque, tout se retrouve par terre. Et nous on a le temps de l’observer ; car cela fait 1 bonne heure que nous prenons notre petit déjeuné, multipliant les thés.

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PS : ce séjour n’aura pas été de tout repos pour Marion qui, à plusieurs reprises, s’est faite attaquer par des chats (notamment un borgne avide de sardines grillées).

 

Aujourd’hui, il pleut…beaucoup…! Retour sur le continent! Direction Ayvalık. Heureusement que les bus sont hyper bien équipés!IMG_8135 IMG_8146

Istanbul n’est pas une ville miniaturc !

On arrive à Istanbul, claqués de notre nuit dans le train ! On part donc à 21h43 de Plovdiv dans un train-couchette, direct pour Istanbul ! un compartiment de deux couchettes rien que pour nous.
Ce qu’on ne sait pas, c’est que les 2 wagons qui composent notre train vont s’arrêter environ 10 fois, pour raccrocher ou détacher un wagon, à chaque gare… Puis on passe la douane bulgare, check du passeport, et 1h après, on traverse la frontière turque… il est 2h30 du mat’, il faut descendre du train, faire la queue, un tampon, et on remonte… et 3h plus tard, le contrôleur vient nous réveiller pour nous annoncer un changement de programme ! Des travaux sur les voies, on doit finalement prendre un bus !… !

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On verra donc le lever du soleil sur la Turquie, et on roule en direction d’Istanbul, traversant peut-être 50km de « banlieue », d’immeubles, de routes, de grues et chantiers,…

Le bus nous dépose à la gare, nouveau retrait d’argent, nouveau taux de change, nouvelle monnaie ! la livre turque !), et hop, on monte dans un des très nombreux taxis jaunes, direction Beşiskaş, un des quartiers d’Istanbul dans lequel on a trouvé une chambre !
On découvre, depuis notre taxi cette ville immmmense…. Istanbul, c’est 20 millions d’habitants… Il est 8h du mat’, et ça « grouille » déjà. Les taxis, les voitures, les bus, les gros bus, les mini bus, les dolmuş, les ponts, les gens, les mosquées, le tramway, …
Après avoir tourné un moment en taxi, s’être arrêté 3 fois pour demander la route, on arrive finalement chez Bertan, notre hôte Stambouliote.  Il nous montre l’appart, la chambre, les clefs, l’alarme, et part au boulot.. !

On part donc à notre tour en balade pour l’après-midi.
Erreur de débutant : on pense pouvoir rejoindre la place Taksim à pied, mais les échelles sont totalement différentes dans cette ville, et les collines rallongent nos temps de parcours.
Après une heure de marche, on arrive place Taksim.
Nouvelle surprise : la grande rue piétonne Istiklal, noire de monde à toute heure du jour et de la nuit. C’est Rivoli puissance 10. Il y a des bars, des restaurants, des « cafés » qui ne servent que du café et du thé, des boutiques, de la musique, des « lokoumeries », des « kebaberies », des stands de marrons chauds, des stands de simit (les bretzels locaux), de la glace, des bui-bui, des trucs touristiques, des musiciens, un mini vieux tram, des panneaux publicitaires pour les restaurants-terrasses, … On en prend plein les yeux…et les oreilles… ! Cette ville est impressionnante !
On descend donc la rue Istiklal, on aperçoit la tour Galata,…
On grimpe, on redescend, on remonte…

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Soirée tranquille chez Bertan, on commande des mantı, sorte de raviolis à la tomate et au fromage blanc. On papote bien. De tout, de rien, de son monde, de notre monde, de laïcité, de religion, de jeux vidéo et de youtube… ; en attendant notre invité mystère du week-end : Stif ! un copain en transit entre Mumbai en Espagne et Pampelune en Inde, ou le contraire…
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Vendredi et samedi sont deux journées intenses : réveil, et hop, on part à la découverte de  « TOUT » Istanbul !
Le palais Topkapı, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, la Basilique Citerne, le Grand Bazar, la Nouvelle Mosquée, les pêcheurs sur le pont Galata, petit saut en Asie symbolique pour nous et pourtant si simple pour tous les locaux…
C’est plein de couleurs et de finesse. Dans les mosquées, les yeux se perdent sur les lignes calligraphiques de l’arabe. Les mozaïques, les murs de céramiques peintes, le bleu, et vert, et or…

Le palais Topkapi
Le palais Topkapi

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La mosquée Ste Sophie
La mosquée Ste Sophie

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La mosquée bleue
La mosquée bleue

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On se prend du bon temps, entre narguilés sur les toits terrasses, ou dans un petit « bui-bui » enfumé à jouer au backgammon, dégustation de loukoums sur les marches d’une mosquée, café-poudre ici, thé turc là, photos, file d’attente, …
Nous revoilà touristes parmi les touristes!

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Bertan nous retrouve samedi soir dans la rue Istiklal. Il nous emmène manger dans un petit resto au 6ème étage d’un immeuble, ou les cours de danse des niveaux inférieurs se mélangent à la musique de la boîte de nuit du rdc…
On part ensuite dans un bar, au fond du fond d’une cour : petit lieu improbable, et qu’on aurait jamais trouvé ! Et puis on traverse les rues hyper animées de Taksim, il y a encore des gens partout…de la musique, des gens dehors, en terrasses….et puis, hop, un dernier pub, concert de musique, etc… On finit finalement par rentrer à l’appart, après 3 moules farçies au riz, mangées au coin d’une rue, et « wet hamberger » typique!

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Stif reparti, on découvre avec Bertan le petit dej’ traditionnel du dimanche matin turc, avec petites assiettes de fromages, olives, tomates et concombres, fromage et miel, omelette et saucisse cuite…et thé ! Et balade dans un parc, cours mutuels de turc/français…
Enfin, on termine la soirée avec un café turc et un narguilé avec vue panoramique sur le Bosphore qui s’agite encore, alors que la nuit est déjà bien installée.

On prend un peu de temps pour souffler, assimiler toutes ces choses nouvelles et organiser la suite du voyage…

Difficile de résumer notre découverte d’Istanbul :
– Du monde partout et à toute heure
– Une ville immense et moderne
– Des Turcs sympas et accueillants
– Une ville musée qui n’oublie pas d’évoluer et de vivre
– Un beau pont entre Europe et Asie

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