Secoués comme un Hushe

La région du Gilgit-Baltistan a une densité de hauts sommets incroyables, et à mesure que l’on se rapproche de la frontière avec la Chine, les sommets s’accentuent et le relief en devient plus accidenté.

Hashaam avait entendu parler du petit village de Hushe, parmi les points de départ aux expéditions vers ces géants de roche et de glace.

Il n’y a jamais été, mais nous savons seulement que la route qui y mène est en très mauvais état, et que le trajet sera long et éprouvant. Qu’à cela ne tienne. Les routes du Gilgit-Baltistan n’ont plus de secret pour nous.

Départ matinal dans les frimas de l’aube pour nous élancer encore plus vers l’Est sur une route qui remonte la rivière.
La route longe le désert que nous avons traversé la veille, pour rejoindre ensuite l’Indus, qui sculpte ses méandres parmi les montagnes.


Une petite heure plus tard, premier checkpoint alors que nous pénétrons le district du Ghanche.

D’un côté, la route rejoint le Cachemire indien (disputé et réclamé par le Pakistan depuis la partition de 1947), de l’autre, nous entrons dans la vallée de Shyrok.

Le paysage change alors radicalement, et ravi nos yeux déjà émerveillés de ces paysages traversés.
Si en cette saison, la rivière s’écoule paisiblement en de nombreux bras aux flots non chalands, le lit du fleuve large de plusieurs centaines de mètres laisse à penser qu’à la fonte des glaces, la rivière doit sculpter ses berges d’un puissant courant.