À des années-lumière d’Istanbul

On poursuit notre route vers l’Est en direction de Mardin. C’est une ville en territoire kurde, dans laquelle cohabitent musulmans, chrétiens et juifs.

C’est un trajet un peu « galère », après un bus qui n’arrive pas et que personne ne peut nous dire pourquoi il n’arrive pas. Puis ce bus est finalement un mini-bus déjà plein, et il devait être direct pour Mardin, mais il ne le sera pas. On finira la route dans un autre dolmuş. Et en étant à la gare ce matin à 11h, on arrive finalement à bon port à 16h. Pour 190km ! On prend le rythme. Il fait trop chaud de toute façon pour aller vite !
Mais on n’est pas à plaindre. Le bus est plein de Syriens, qui retournent en Syrie… (on comprendra après qu’on a été déposés dans la ville d’à côté, pour que le bus se rapproche de la frontière à 20km seulement). On discute avec 2 personnes : « Aleppo »,  « journalist bang bang », l’un d’eux garde même le sourire en nous disant que sa ville est sous autorité de l’EIIL… pffff, on se fait tout petit avec notre bourlingue…

On arrive donc à Mardin, par 44°. Et hop, on part à l’assaut des ruelles, des escaliers, des mosquées, des églises ; la ville est construite à flanc de montagne avec vue sur l’immense plaine mésopotamienne entre Tigre et Euphrate.

DSCF6471 DSCF6479 DSCF6524Les maisons accrochées aux collines, avec les toits-terrasses, les paraboles, et citernes d’eau.
Et tous ces minarets et clochers…
Les cloches sonnent, les muezzins chantent…
Qu’est-ce qu’on se sent loin d’Istanbul, loin de nos repères, loin…

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Devant nous, la Mésopotamie, la Syrie et l’Iraq, Babylone n’est pas si loin… c’est tellement paisible ici…
Le temps s’arrête. On est bien.

Le lendemain, direction Diyarbakır, à une centaine de kilomètres au nord de Mardin, capitale du Kurdistan turc. Et il fait toujours chaud, mais peut-être bien qu’on s’y habitue… quoi que !

La ville est entourée d’immenses remparts noirs, et on part, à la découverte de ses ruelles, ses mosquées et églises en basalte. On change encore de style. C’est un peu plus massif, mais le basalte noir et les pierres blanches offrent un joli mélange.

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Cette ville est agréable. Il n’y a pas grand-chose à y voir, mais nos longues déambulations urbaines nous font découvrir les quartiers hauts en couleurs de la vieille ville ; voir des pastèques de 30kg, de visiter une église arménienne, …

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DSCF6663 DSCF6649 IMG_1049 DSCF6655 IMG_1062 IMG_1057 DSCF6660 IMG_1055 DSCF6659À plusieurs reprises, des vieux papys nous indiquent les passages secrets d’une mosquée ou les rues à prendre.

DSCF6595 Stitched Panorama DSCF6616 DSCF6604 DSCF6620 DSCF6621Il y a, comme d’hab’, très peu de touristes, et on découvre des gens trop contents de nous dire bonjour…

On se rend compte aussi que notre super vocabulaire turc est mis à mal… Et c’est en kurde qu’on nous parle !

8 thoughts on “À des années-lumière d’Istanbul

  1. On ne voit jamais de femmes, elles ne veulent pas être prises en photo?

    Sinon on peut voir que Valérie Damidot s’est entraînée au Kurdistan, les pauvres.

  2. C’est cool de vous savoir paisible, c’est aujourd’hui que vous partez en Iran, svp profitez bien mais faites attention à vous et vos paroles, adaptez vous, vivez pareil, je sais que vous savez mais soyez vigilants. « je ne vois pas je n’entend pas je ne parle pas ». faites les 3 singes tout en emmagasinant de belles images. Beau Voyage.

    Gros bisous les Namours.

    Elo

  3. Si les monuments de Diyarbakır sont « noirs » à cause de la pierre basaltique, on ne peut pas en dire autant de leurs maisons qui sont de toutes les couleurs… ça se retrouve dans pas mal de pays où la population n’a pas les moyens de se payer de très belles demeures et où ils utilisent la peinture des façades pour égayer le quotidien

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