Entre Gawlois

Galle (prononcé Gawl) est la troisième ou quatrième ville du pays… à l’échelle de la France une ville de l’ordre de Lorient.
La partie moderne de la ville n’a que peu d’intérêt. Les gares routière et ferroviaire jouxtent la vieille ville, créant un hub frénétique duquel il est bon de s’échapper en rejoignant les larges remparts érigés par les Hollandais et qui protègent le calme hameau de Galle.

Et là, ça a du cachet !
On se sent dans l’un de ces vieux centres historiques très bien réhabilités pour accueillir les touristes et visiteurs. Les vieilles façades décrépies sont repeintes de ce blanc immaculé, on retrouve des maisons à arcades, des toits en tuiles, des colonnes en pierre ou des piliers de bois, des plantes joliment disposées, des terrasses abritées et parfaitement décorées.

Le pendant à ces reconversions est que les commerces de proximité et bui-bui pour locaux ont disparu au profit d’hôtels et restaurants de charme.
Mais, comme on le disait, ça a du cachet.

En fouillant bien, nous trouvons l’auberge de Malika.
Un sacré caractère cette bonne femme. Sa pension est actuellement en travaux. Pas grave, elle nous logera chez sa copine, dont l’auberge baigne dans son jus depuis les années 60…

C’est pas cher, c’est propet, ça ira bien !

On entame notre balade dans les rues du fort, flânant tout d’abord le long des remparts, à la pelouse grasse et verte. Quelques enfants s’entrainent au cricket, d’autres se baignent.

Nous faisons le tour de cette petite ville.
Les vagues se brisent sur les puissantes murailles multi-centenaires, où la mer se retire parfois suffisamment loin pour laisser apparaitre une courte plage, et d’où nous irons saluer les poissons équipés de nos masques et tubas pour une rafraichissante baignade matinale.

Les imposants bâtiments de l’hôpital ou des entrepôts du port construits sous l’époque hollandaise ont désormais été réhabilités en « centre commercial » et musée maritime.

Ils restent encore un bon nombre d’églises construites de la même époque.

Certaines ont cependant été récupérées par d’autres cultes par les populations locales, comme la mosquée dont la façade un brin austère par ailleurs, et le temple bouddhique dont on discerne encore les clochers.

On poursuit nos déambulations dans les rues calmes et privées de véhicules, aux façades proprement blanchies et aux pavés bien agencés entre rues commerçantes et ruelles paisibles. Ce décor n’est pas sans nous rappeler le charme de Georgetown, sur l’île de Penang, en plus chic.

C’est dans ce quartier de carte postale que nous rencontrons Charles, via CouchSurfing (oui oui… Charles de Galle).
Lui et sa compagne Maneyika ont récemment racheté une vieille maison coloniale, l’ont retapée de fond en comble, l’ont décorée avec goût pour en faire, depuis quelques années, un très bel hôtel de 5 chambres en plein cœur du Fort (Le Jardin du Fort).

Charles a eu milles vies en une, et il est si intéressant de discuter avec eux que nous ne voyons pas le temps passer.
Ce moment partagé du café de l’après-midi qui se transforme en salade/poisson grillé du dîner, assure que nous sommes bien entourés.

C’est une belle rencontre, simple et généreuse en échange et partage.

Le temps n’est pas au beau fixe et c’est presque tant mieux. Nous sommes encore en phase d’acclimatation.
Nous partons rejoindre Unawatuna, la plage du coin.

Le ciel est sombre mais il fait tout de même 30°C… et se baigner nous fait un bien fou.

Nous retirons de nos peaux ce film péguant, propre aux régions humides, et respirons à plein poumons l’air marin avant de rejoindre Charles, Maneyika et Émilie (une journaliste française en vacances) pour une nouvelle soirée, encore une fois trop courte, en bonne compagnie.

En sortant du fort, nous sommes replongés dans le vrai rythme srilankais. Nous nous arrêtons dans des buibui-qui-vont-bien pour de délicieux mets locaux, des jus chez la mamie à qui il manque 3 dents qui presse des oranges sur le bord de la route, et quelques roti à la coco vendus sur un chariot ambulant.

Ça y est, le Sri Lanka s’ouvre doucement à nous.
Mais cette première escapade est de courte durée. Nous devons repartir à Colombo, de nouveau dans notre assis-dur-vue-sur-la-mer.

8 thoughts on “Entre Gawlois

  1. C’est rafraîchissant ces paysages, ça change même si ça fait « moins bourlingue »
    Par contre, le poisson/salade grillé du dîner, il ressemble vachement à une pizza : c’est un met local ?

  2. C’est vrai, ne vous seriez-vous pas trompés de photo pour le poisson-salade du soir, qui ressemble à un après-midi ?
    Cela à l’air d’être une société bien organisée, et bien proprette, classique et moins aventure … mais pourquoi pas …
    Attendons la suite
    PS : d’accord pour Penang, moins les enfilades de maisons toutes de même conception et architecture

  3. Par toutatis !! Bien sympatique ce post pour découvrir doucement ce pays.
    Je n’arrive d’ailleurs pas à apprécier ce qu’est rythme sri-lankais…
    C’est sûrement la présence de la mer qui m’empêche de sentir la frénésie asiatique.
    Je verrai bien avec les posta suivants 😉
    Suspens …
    Bisou les jeunes !

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