en-bourlingue

Nom de Diu

A nous les nouveaux paysages de palmiers, les embruns et les noix de coco.
Après 5 heures à longer la côte, on arrive à Diu.DSCF9060 DSCF9068 DSCF9082 DSCF9089 DSCF9106

C’est sur cette petite île que nous allons poser nos sacs pour quelques jours.
Il y a encore 60 ans, Diu (avec Daman et Goa) étaient des colonies portugaises. Mais c’est seulement depuis 1961 que l’île a été rendue – au pris d’une courte et ridicule guerre entre la grande Inde et le tout petit Portugal, et Diu fait aujourd’hui partie du territoire indien… avec un status quelque peu différent.

Le Gujarat est juste de l’autre côté du pont, à 400m, mais ici, on n’est pas au Gujarat.
…on se sent presque plus en Inde.

Sur l’île de Diu vivent environ 52 000 habitants.  Il n’y a pas de building, pas de grande route.
Pas de trafic, pas de klaxon.
Il y a des oiseaux, un phare et l’océan Indien.
Il y a des marées (qu’est-ce-qu’on rigole !), des bateaux, des poissons.
Il y a des églises. Toutes blanches, toutes portugaises.
DSCF9132 DSCF9151 DSCF9158 DSCF9160 DSCF9159 DSCF9163 DSCF9165 DSCF9166 DSCF9254Et si dans le Gujarat, la communication n’était pas aisée, ici, on retrouve l’anglais (et au moins l’alphabet latin).

On arrive à l’heure de la sieste (il fait donc bien chaud sous nos sacs-à-dos… et quand on a chaud, on dégouline, comme en sortant de la piscine !). Tous les commerces sont fermés, personne dans les rues… L’héritage ibérique demeure !
On s’installe dans une petite pension familiale, où Alina, la gérante, nous parle de but en blanc en portugais à notre arrivée. Tudo bem !

Nous avons un balcon, une vue sympa sur l’église São Tomas. Les arbres flamboyants, les palmiers, et le soir, la lumière du phare, qui tourne, qui tourne…Stitched PanoramaDSCF9783On a du mal à s’imaginer encore en Inde, on est un peu désorientés… si bien, qu’en sortant de la pension, au détour d’une église, la première femme en sari rencontrée nous fera l’effet d’un électro-choc.DSCF9114

Nous poursuivons notre régime à base de mangue en quantité et beaucoup beaucoup d’eau. La chaleur est difficile à supporter, et à peine sortis de la douche, nous sommes déjà et de nouveau en nage…
Donc nous passerons ces quelques jours ici mouillés.

Mais cette petite île est paisible. Et il fait bon s’y balader. Nous pouvons marcher sereinement dans les rues, au passé colonial défraîchi, croisant quelques vaches endormies et des paons. (On a vu des paons voler: ça vole un paon !)
2~3 scooters passent… les papys papotent, les mamies… on ne sait pas trop où elles sont, les plus jeunes vont boire des coups.
DSCF9170 DSCF9224 DSCF9229 DSCF9260 DSCF9340DSCF9756 DSCF9774 DSCF9767 DSCF9778Parce que Diu n’est pas un dry state, et les insulaires en profitent bien !
Et nous aussi !
Dans un petit bar de style « repère de pirates », nous sympathisons avec le gérant (il travaille sur les gros cargos qui traversent le monde, pendant 9 mois…) et les habitués nous accueillent avec le sourire (si bien qu’on se fait vite saluer dans la rues par quelques éclopés et poivrots de Diu), profitant d’une bière bien fraîche et de quelques cacahouètes !
Wouahou, des cacahouètes et une bière !

Le fort, si fièrement installé sur le bout de l’île, fait encore aujourd’hui office de prison.
Un peu en ruine toute fois, il reste quelques vieilles chapelles surmontées d’une croix, des remparts, et le phare. Ça sent le grand large. L’Océan Indien qui s’ouvre devant nous.
La mer est calme. Quelques vagues pour donner du mouvement, de l’air qui sent bon et nous ouvrons grand nos poumons…DSCF9354 DSCF9256 DSCF9374 DSCF9368

Nous faisons donc de nombreux aller-retour. Ici, pour revoir la mer. Et puis là aussi, c’est joli.
Puis on passe de nombreuses fois par le port, où les bateaux sont sortis de l’eau pour être décaper.DSCF9187 DSCF9205 DSCF9197 DSCF9207 DSCF9218 DSCF9194 DSCF9266

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Un matin, nous empruntons un bus pour nous rendre de l’autre côté de l’île (à 15km), au village de Vanakbara. C’est ici qu’à lieu la criée… et le marché aux poissons.
En rejoignant le port, coincé entre deux étraves, nous arrivons face à un attroupement de femmes qui dirigent les transactions. Et on peut le dire, ça crie.
Toutes installées autour des quelques poissons posés par terre, elles discutent prix.DSCF9404 DSCF9410Stitched PanoramaDSCF9438 DSCF9419 DSCF9477 DSCF9472 DSCF9505DSCF9489 DSCF9545 DSCF9616DSCF9605

Il y a des sortes de thons et espadons – enfin, des poissons dont on ne connaît pas le nom en français… alors en hindi, des petits requins d’une trentaine de centimètres, une ou deux raies et des poissons « quelconques », des crevettes, des étrilles et des mini poissons-fritures. Et des hérons, quelques chats et corbeaux, trop heureux de glaner quelques denrées laissées sans surveillance par ces rombières.DSCF9432 DSCF9413 DSCF9452DSCF9879 DSCF9448 DSCF9531DSCF9475 DSCF9467 DSCF9537 DSCF9433C’est parti pour la négociation. En 15min, tout est remballé.DSCF9656Dans la petite halle d’à-côté, le poisson fraîchement acheté est déjà en train d’être tronçonné, encore une fois à même le sol.DSCF9652 DSCF9643 DSCF9649On remarque tout de même que la pèche est plutôt maigre.
Comme à Diu, les bateaux sont sur calles. C’est l’heure de la maintenance des esquifs. Et pour cause, le gouvernement interdit la pèche de mai à août afin de laisser les œufs des poissons en paix.DSCF9680 DSCF9668 DSCF9695 DSCF9719 DSCF9701

Ce passage par le marché est riche en couleurs et en odeurs.
Ce passage par Diu nous fait oublier  où l’on est.
Et c’est pourtant l’Inde ici aussi …

Nous profitons vraiment du calme de cet endroit. Et ça fait du bien.
C’est notre avant-dernière étape en Inde.
On repense, on réfléchit à ces 4 mois passés dans ce pays…

Article publié le 7 juin 2015 à 19 h 30 min. Il apparaît dans la catégorie Asie du Sud, Inde. Sauvegarder le lien permanent. Suivez ici le flux RSS pour cet article.

Une idée, une réflexion, une pensée...

  1. Cat dit :

    Et bin moi j’essaie de partir à Madère, mais c’est pas si d’astuce ! Il y aura peut être des langues. Gros bisous

  2. magoldo dit :

    Voilà un blog instructif : j’ai appris que les paons volaient !!
    Marion tes croquis valent de l’or. Ils sont de toutes beautés

  3. dan dit :

    belles photos bien sur mais les carnets de Marion plus encore;
    trouvez un éditeur !! (il y a du Bourgeon là dedans )
    un fana de la ligne claire.; Dan

  4. Sergio dit :

    Je +1 le titre comme disent les djeuns !
    Qu’est-ce que c’est coloré dites-donc ! La foule du RER paraîtrait plus sympathique si on adoptait ce style !

  5. en-bourlingue dit :

    On croyait que tu étais bourrée! 😉

  6. giraudot dit :

    pfff, ça y est je suis encore grillé, je seulement +2, ça gave…
    on a cru que vous étiez à Essaouira, Mogadoravant avec les portugais
    ils sont fous ces portugais ! qui, au fait, n’étaient pas ibères, mais lusitaniens
    ma por nos otros, c’est du kif !
    on ne perçois pas bien la chaleur, faites quelque chose….

    bonnes bises
    évouzétoulà

    un type qui rapporte du poisson, c’est un…pécheur ! bien !
    un type qui coupe les poils, c’est un …barbier ! bien !, je disais ça comme ça…
    et un type qui dit ça comme ça, c’est un …fait chier…!

  7. Reeback dit :

    Vous êtes mignons sous les coques des bateaux… et Marion, tu en es à combien de cahiers de croquis ?

  8. Le meilleur pote de Brice dit :

    C’est bien joli et ca me fait me demander pourquoi on n’habite pas tous en bord de mer.
    Pour les croquis, combien de temps pour dessiner la page avec les poissons?

  9. K-Pou dit :

    Ca a l’air super comme coin votre petite île.
    C’est marrant comme toutes les anciennes îles colonies portugaises ont quelque chose en commun, qu’elle soit en Asie ou en Afrique…
    Et il est bon le poisson au moins ?

  10. J'suis toujours là dit :

    Il nous manque l’odeur des poissons pour vivre pleinement ce moment.
    Et que dire aussi sur tes croquis …. WWWWWOUaaaaaaOU

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