Stop à Jianshui

Bon, tous les voyageurs rencontrés en Chine ne cessent de nous dirent que le stop y est super facile, que les Chinois sont trop contents d’aider des laowai… et il est vrai que nous l’avons testé sur de courtes distances, et on a rarement attendu plus de 5 minutes avant qu’une voiture ne s’arrête… mais avec nos gros sacs ? et puis pour sortir d’une grosse ville ? et puis, pour une première, on veut rejoindre le bled de Jianshui : il n’est pas du tout sur l’autoroute : il faut sortir 70 km plus au sud pour ensuite traverser les montagnes.
Allez, on prend notre courage à deux mains, on étudie la route, les villes étapes… Sitôt notre visa Birman récupéré (woué !), on prend un métro pour nous amener aux portes de Kunming, pas loin d’un péage.
On tend le pouce, une première voiture s’arrête, puis aussitôt une autre derrière – le tout initiant évidement un petit embouteillage – on fait la queue pour nous aider !
Étape 1 : jusqu’à Yuxi avec Liubin, un Chinois de Shanghai qui vend des fleurs (importées de Hollande) dans toute la Chine. Il va voir ses serres un peu plus au Sud… et c’est la personne la plus intéressante qu’on a rencontrée en Chine (on serait bien restés plus longtemps avec lui !)
Étape 2 : un peu moins facile. On est déposés à l’entrée du péage de cette petite ville de province… et il semblerait que les gens soient un peu plus frileux à l’idée de prendre des laowai. On monte finalement après 20 minutes dans un gros 4×4 chinois… voyage sans aucun échange. Il conduit mal,  mais nous dépose à Tonghai aux pieds des montagnes.
Étape 3 : à peine le temps de retrouver la grande route, qu’une voiture s’arrête, un couple de Kunming qui va passer un jour de vacance à Jianshui… on essaie de parler de nous grâce à Google translate et puis ils nous proposent d’aller dîner ensemble… bon, on a rien dépensé aujourd’hui, pourquoi pas.
Super repas avec des plats du cru dont un de caoya, un genre de salsifis endémique à la région qui ravira nos papilles, un ragoût de poulet (d’os de poulet) aux herbes médicinales, de la viande marinée, des patates douces,… Le tout dans un cadre bien plus raffiné que dans nos bui-bui habituels.
Marion découvre qu’un repas en Chine s’avale au lance-pierre… En 20 min, c’est plié. On ne termine pas les plats, il en reste plein. C’est très bon et on a faim… mais ils nous invitent : super !

Bilan : Le stop c’est cool dis donc !
DSCF8904 (Copier) DSCF8880 (Copier) IMG_6186 (Copier) DSCF8960 (Copier)Jianshui sinon, est une petite ville aux constructions hyper classiques, omniprésentes, et surtout très bien préservées du tourisme de masse que nous déplorions auparavant. Les rues sont vivantes, les magasins sont surtout là pour satisfaire la consommation locale, et pas encore de chinoiseries, de haut-parleurs, et de cars de touristes.
DSCF8915 (Copier) DSCF8917 (Copier) DSCF8888 (Copier) IMG_6171 (Copier) DSCF8929 (Copier) DSCF8956 (Copier) DSCF8954 (Copier) DSCF8998 (Copier)Le gros intérêt de cette ville est donc d’aller se perdre dans ses petites rues, de passer la tête par les vieilles portes des maisons et de profiter du soleil.
Et c’est ce qu’on y fera.
Stitched Panorama DSCF8959 (Copier) DSCF8953 (Copier) Stitched Panorama DSCF8948 (Copier) IMG_6182 (Copier) DSCF8894 (Copier) DSCF8903 (Copier) IMG_6178 (Copier) DSCF8896 (Copier) DSCF8912 (Copier) DSCF8908 (Copier)
Anecdote : on recroisera même un couple d’allemands rencontrés à Bichkek 3 mois plus tôt.

Le lendemain, on reprend la route, pour Xinjie, une mini-ville/village accrochée aux montagnes et entourées de titian, les fameuses rizières en terrasses dans le comté de Yuanyang.
On décide de réitérer l’opération « stop ». Sur la carte, c’est tout droit. Une seule route. Plein sud.
Alors on se pose à la sortie de la ville et 15 min plus tard, une voiture s’arrête.
Ce qu’on ne savait pas, c’est que la route est très très sinueuse. On grimpe dans les montagnes, on longe les crêtes et nos compagnons de route seront malades…
Mais au bout de deux heures d’interminables zigzags, ils nous déposent à Nansha, où nos chemins se séparent.
On doit encore grimper, et on finit en taxi collectif, la dernière heure de route.

11 thoughts on “Stop à Jianshui

  1. pfff, que c’est super cette chine-là, on comprend rien aux idéogrammes, mais c’est presque pas important, on a l’impression d’être dans un environnement serein

    euh, c’est exprès que vous avez mis 2 fois la même photo
    ça c’est « briçou la fatigue », sûrement…
    ou alors, vous n’avez plus rien à vous montrer

    et ma fille, qui est si magnifique, les autres je ne sais pas mais moi, ça me mets le coeur en fête !
    bises bises
    évouzétoulà

    ps vivement bientôt, nous, on est prêts là…

  2. Je suis pas certain de pourquoi, mais ce post me donne trop faim. Yellow car sur la première photo. Brice aucunes ressemblance avec le chinois en statue derrière toi.

Ça vous inspire?